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« La juridiction idéale pour les start-ups » de casinos en ligne. Une « flexibilité opérationnelle maximale dès le premier jour ». Un « choix attrayant tant pour les marques établies que pour les nouveaux venus ». Sur les réseaux sociaux et les sites spécialisés, une petite musique séduisante chante les louanges des casinos d’Anjouan. A les croire, cette île de l’archipel des Comores, située à quelques heures de ferry de Mayotte, serait un point d’entrée idéal vers le marché mondial des jeux d’argent en ligne, l’iGaming.

Mais derrière la vitrine promotionnelle, la réalité est bien plus sombre. Accusés de nombreux maux, notamment en termes d’arnaques et de blanchiment, les casinos en ligne qui opèrent depuis Anjouan ont des standards très éloignés de ceux appliqués par les régulateurs européens, ne serait-ce que parce que la valeur légale des licences de cette île est toute relative : selon le code pénal des Comores, les « jeux de hasard » sont tout simplement « interdits ».

C’est pourtant là, selon une enquête du Monde et du site spécialisé néerlandais CasinoZorgplicht.nl, qu’une filiale de la Française des jeux (FDJ) s’est implantée, il y a deux mois, pour vendre ses logiciels de machine à sous virtuelle. Le studio Relax Gaming, qui compte plus de 300 employés, s’est retrouvé dans l’escarcelle de la FDJ après son rachat du groupe suédois Kindred pour 2,4 milliards d’euros en 2024. Cette acquisition a ouvert au groupe français les portes du marché des casinos en ligne, une activité absente du périmètre de l’opérateur historique de la loterie nationale, toujours détenu à 21 % par l’Etat.

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