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La nouvelle journée de manifestation des agriculteurs s’est soldée par de nombreuses interpellations. Cinquante militants de la Confédération paysanne ont été placés en garde à vue, mercredi 14 janvier, après avoir forcé l’entrée d’un bâtiment du ministère de l’agriculture pour protester contre le « mépris » du gouvernement.
En dépit de l’annonce de nouvelles mesures en faveur des agriculteurs mardi par le premier ministre, Sébastien Lecornu, des barrages routiers et rassemblements à l’initiative de différents syndicats ont eu lieu, mais l’ampleur de la mobilisation a largement baissé par rapport à ces derniers jours. Quelques actions sporadiques sont prévues jeudi.
Trois porte-parole nationaux en garde à vue
Peu après 16 heures, les manifestants réunis dans l’enceinte de la direction générale de la performance économique, à quelques mètres de l’entrée du ministère dans le 7e arrondissement de Paris, ont déployé une banderole « L’agriculture, on veut en vivre, pas en mourir. »
Une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont parvenus à entrer dans une annexe du ministère de l’agriculture à Paris, qu’ils ont occupée pendant une heure pour dénoncer la politique agricole du gouvernement et l’accaparement selon eux des subventions publiques par un petit nombre d’exploitants et d’agro-industriels.
« Un groupe de personnes se revendiquant de la Confédération paysanne a pénétré sans autorisation l’enceinte extérieure d’une annexe du ministère de l’agriculture », a relaté la Préfecture de police (PP) de Paris dans la soirée, précisant que « ces faits sont constitutifs d’un grave trouble à l’ordre public et de plusieurs délits ». Selon la PP, 50 personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue pour « trouble à l’ordre public » et plusieurs « délits ».
La Confédération paysanne évoque 52 gardes à vue parmi lesquelles ses trois porte-parole nationaux et le président de la chambre d’agriculture de Guyane, et a appelé à un rassemblement devant le commissariat du 18e arrondissement, dans le nord de Paris, pour protester contre le « mépris constant » du gouvernement envers les paysans. Un représentant du ministère a déposé une plainte, a ajouté la préfecture.
Le ministère de l’agriculture, qui reconnaît la légitimité de la colère des agriculteurs, a estimé lors d’un point presse téléphonique que les différentes salves de mesures annoncées depuis décembre étaient « de nature à répondre à différentes demandes ». Il a souligné la baisse de la mobilisation mercredi, sans s’avancer sur les suites du mouvement dans les semaines qui précéderont le Salon de l’agriculture.









12 commentaires
La banderole ‘L’agriculture, c’est la vie, pas la mort’ résume bien l’urgence. Quand lescita eradicaux s’unissent, c’est que la situation est grave.
La mobilisation baisse, mais les problèmes restent. Ces actions montrent que le dialogue est toujours rompu.
Justement, c’est ce dialogue qui manque cruellement depuis le début. Pourquoi attendre que la colère explose ?
Quelques actions sont prévues demain. Combien de temps faudra-t-il avant que les décisions soient à la hauteur des engagements ?
Ces militants ne demandent pas la lune, juste de pouvoir vivre de leur métier. Le mépris est inacceptable.
50 militants en garde à vue, c’est beaucoup. Je comprends leur désespoir, mais la violence n’est jamais la solution.
Est-ce vraiment de la violence que de réclamer un minimum de dignité pour leur travail ?
Les mesures annoncées par le gouvernement semblent insuffisantes pour calmer la colère des agriculteurs. Espérons que cette action forcera enfin des solutions concrètes.
La patience a des limites. Ces fermiers paient le prix de politiques qui les ignorent depuis trop longtemps.
La garde à vue des porte-paroles nationaux est un risque grave pour le droit de manifester. Et si les actions étaient pacifiques ?
Des barrages routiers, des occupations… le gouvernement semble s’entêter à ne pas entendre les signaux d’alarme.
Mobilisation en baisse, mais la lutte n’est pas terminée. Les agriculteurs ont besoin de plus que des promesses.