Listen to the article

0:00
0:00

Christine Cadot est professeure de science politique à l’université Paris-VIII. Ses recherches portent sur les pratiques commémoratives, les usages politiques de la mémoire et l’iconographie de la construction européenne. Elle est l’autrice de Mémoires collectives européennes (PUV Editions, 2019), dont l’édition augmentée sera disponible en ukrainien courant 2026 aux éditions Dukh i Litera. Rencontre avant son intervention, le 21 février, à La Nuit de l’Europe organisée par Sciences Po Strasbourg.

Les enjeux mémoriels saturent l’espace public et les discours politiques. Si la mémoire constitue une ressource politique à l’échelle nationale, qu’en est-il pour l’Union européenne (UE) et ses institutions ? Ont-elles cherché à promouvoir une mémoire collective unifiée ?

Oui. Dès la création de la Communauté économique européenne [CEE], en 1957, les fondateurs de l’Europe ont jugé nécessaire de construire une mémoire européenne commune, pensant favoriser l’émergence d’un sentiment d’appartenance. Il s’agissait ainsi de se réapproprier les vertus supposées du roman national à l’échelle européenne.

Il vous reste 88.43% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

18 commentaires

  1. Interesting update on Christine Cadot, politiste : « Les récits mémoriels dominants en Europe de l’Ouest effacent la réalité de la guerre en Ukraine ». Curious how the grades will trend next quarter.

  2. Antoine Z. Petit le

    Interesting update on Christine Cadot, politiste : « Les récits mémoriels dominants en Europe de l’Ouest effacent la réalité de la guerre en Ukraine ». Curious how the grades will trend next quarter.

Laisser une réponse