Listen to the article

0:00
0:00

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

Que les lecteurs de Chien 51 de Laurent Gaudé, le roman de science-fiction (Actes Sud, 2022) qui a inspiré le nouveau long-métrage de Cédric Jimenez, soient prévenus : le film en est une adaptation très libre. Si le réalisateur de BAC Nord (2021) et de Novembre (2022) en reprend les personnages principaux et une partie de la trame narrative, il en a déplacé tous les enjeux. La critique du capitalisme et du grand rêve transhumaniste laisse place à des problématiques plus proches de l’univers du cinéaste. Où celui-ci se résume à la quête d’individus épris de liberté tentant d’échapper à une « machine » qui se prépare à les broyer.

Dans ses films précédents, cette dernière prenait des atours métaphoriques. Ici, elle se déploie de manière concrète. C’est la partie la plus réussie d’un long-métrage qui fait des technologies de surveillance à la fois son sujet et un outil au service de la fiction. Tels ces drones qui en viennent à constituer de véritables menaces, y compris pour Zem (Gilles Lellouche), policier désabusé, et Salia (Adèle Exarchopoulos), inspectrice vaillante, forcés de collaborer après l’assassinat de Kessel (Thomas Bangalter). Ce dernier est l’inventeur de l’intelligence artificielle Alma, dont se sert au quotidien l’Etat pour tout ce qui touche aux questions de sécurité.

Il vous reste 51.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

12 commentaires

  1. Claire R. Martin le

    Je me demande dans quelle mesure le destin de Kessel (Thomas Bangalter) influence le reste de l’intrigue. Est-il aussi marquant dans le livre ?

  2. Pourquoi le transhumanisme, un thème central du livre, est-il esquissé dans le film ? Cela semble être une perte intéressante par rapport à l’oeuvre originale.

  3. Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos forment un duo crédible, selon les critiques. Est-ce que le film parvient à éviter les clichés de ce genre de collaboration policière ?

  4. Les drones malveillants dans le film sont-ils plus qu’un simple accessoire de l’intrigue, ou servent-ils de métaphore à quelque chose de plus grand ?

  5. Antoine Durand le

    Est-ce que le film de Jimenez parvient à dépasser le simple divertissement pour offrir une réflexion profonde sur la technologie et le contrôle social ?

  6. J’ai souvent trouvé les adaptations trop libres décevantes. Qu’est-ce qui rend celle-ci potentiellement intéressante malgré ces écarts ?

  7. Antoine Thomas le

    Ce film semble explorer des thèmes fascinants sur l’impact des technologies sur la liberté humaine. J’aimerais savoir comment le livre et le film traitent différemment ces questions.

    • Sophie T. Martin le

      D’après ce que j’ai lu, le livre était plus critique sur le capitalisme. Le film semble plus centré sur la collision entre des individus et un système oppressif.

  8. Le Paris futuriste présenté dans le film est-il plutôt une extension plausible ou une exagération artistique ? Cela change beaucoup selon le traitement visuel.

  9. Ce type d’histoire, avec des humains contre une machine oppressive, rappelle des classiques comme 1984. Est-ce une simple réinterprétation ou y a-t-il une touche originale ?

  10. La surveillance omniprésente dans le film rappelle le dystopien typique. Est-ce que des passages évoquent des situations réelles que nous pourrions vivre un jour ?

    • Camille Moreau le

      Complètement d’accord. L’utilisation des drones comme menaces concrètes est inquiétante et résonne avec des débats actuels sur les libertés civiles.

Laisser une réponse