Listen to the article
Philippe Salle, le PDG d’Atos, l’admet volontiers : il a tendance à rapidement s’ennuyer. Mais vu ce qui l’attend encore à la tête du groupe de services informatiques, l’ennui ne devrait pas le rattraper trop vite. Aux commandes depuis le 1er février 2025, le dirigeant n’a pas fini de remettre sur pied une entreprise ébranlée par cinq années d’errance stratégique, ponctuées, en 2024, par une douloureuse restructuration financière.
Des premiers signes de rétablissement sont apparus en 2025. Selon les chiffres définitifs publiés vendredi 6 mars, confirmant des données préliminaires annoncées le 21 janvier, Atos a dégagé un bénéfice opérationnel de 351 millions d’euros, en hausse de 76 %, sous l’effet d’un plan d’économies drastique. « La bataille des coûts a été gagnée », a reconnu Philippe Salle, lors d’une conférence téléphonique vendredi 6 mars. 88 % du plan a déjà été réalisé et l’objectif de 650 millions d’euros d’économies initialement visé en 2028 sera atteint dès cette année.
Le nouveau PDG n’a-t-il pas eu la main trop lourde, au risque de compromettre le rebond commercial espéré cette année ? « Pour les directeurs de pays ou d’activité, c’est toujours difficile de couper dans leurs coûts. J’ai voulu accélérer les économies, comme cela, ce plan est quasiment derrière eux. Maintenant, l’attention est sur le rebond commercial », explique le dirigeant. Il s’attend à ce que le chiffre d’affaires recommence à croître au deuxième semestre 2026.
Il vous reste 70.54% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.










5 commentaires
Uranium names keep pushing higher—supply still tight into 2026.
If AISC keeps dropping, this becomes investable for me.
Good point. Watching costs and grades closely.
Production mix shifting toward Economie might help margins if metals stay firm.
Good point. Watching costs and grades closely.