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A première vue, la nouvelle bête noire de l’audiovisuel public n’a pas grand-chose d’impressionnant. Petit gabarit, abord aimable, discussion facile. Mieux vaut le voir siroter son café que de lui faire face en commission d’enquête à l’Assemblée nationale. Depuis la fin du mois de novembre 2025, le rapporteur Charles-Henri Alloncle – qui se fait appeler Charles – transforme cet examen de la gestion de l’audiovisuel public en spectacle, voire en tribunal, déplorent ses détracteurs. Lui y voit un moyen d’attirer l’attention, à force de montages calibrés pour les réseaux sociaux, d’une partie du monde de la culture, historiquement hostile à l’extrême droite.
Caisse de résonance des obsessions des médias de Vincent Bolloré, la commission a aussi construit la notoriété personnelle de ce jeune député de l’Hérault élu en 2024 sous l’étiquette Union des droites pour la République (UDR), faux novice en politique et vrai sarkozyste devenu bardelliste, malgré sa non-appartenance au Rassemblement national (RN). A 32 ans, le voici noyé sous les éloges de l’animateur phare de CNews Pascal Praud, les posts satisfaits de chefs d’entreprise sur LinkedIn, et les encouragements de tout ce que l’audiovisuel public compte de détracteurs, comme l’ancien ministre de la communication d’Edouard Balladur Alain Carignon, qui le lui a fait savoir.
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11 commentaires
Le monde de la culture a souvent des positions antagonistes avec l’extrême droite.
C’est un fait historique, mais les temps changent peut-être.
L’extrême droite utilise souvent les commissions pour attirer l’attention. Est-ce une bonne chose ?
Cela dépend des intentions derrière ces manoeuvres.
Intéressant de voir comment un jeune député comme Alloncle réussit à médiatiser ses actions grâce aux réseaux sociaux.
Mais est-ce vraiment de la politique sérieuse ou juste du spectacle ?
C’est vrai, c’est une stratégie efficace pour toucher un large public.
On dirait que certains médias de droite profitent de cette commission pour faire avancer leur agenda.
C’est une critique fréquente envers les médias petits et grands.
La gestion de l’audiovisuel public mérite-t-elle vraiment une telle attention médiatique ?
C’est un sujet complexe, mais il a le mérite de relancer le débat.