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La France « organisera dans quelques mois un sommet sur le spatial », annonce le président de la République
Un « effort supplémentaire de 36 milliards d’euros pour 2026-2030 » afin d’accélérer le réarmement
Emmanuel Macron : « Pour rester libre, il faut être craint ; pour être craint, il faut être puissant »
« Cette décennie de réarmement français porte ses fruits », affirme le chef de l’Etat
Emmanuel Macron rappelle qu’il y a un peu moins de dix ans, en 2017, il s’était déjà rendu sur cette base et avait prononcé un discours : « Le 20 juillet 2017, j’étais venu ici à vos côtés, sur la base aérienne d’Istres, pour vous annoncer que le budget de nos armées serait augmenté. Avec l’objectif que nous nous fixions pour nous-mêmes, bien loin de tous les diktats des uns ou des autres, ou des défaitismes déjà prononcés par certains. »
Le chef de l’Etat avait pris l’engagement de porter l’effort de défense de la France à 2 % du PIB d’ici à 2025. Un objectif atteint depuis.
« Je me tiens ici, devant vous. Plus de huit ans plus tard, pour vous dire que nous l’avons fait. Et nous y sommes. Nous y sommes. Et l’engagement pris est tenu. Et nous n’avons pas attendu l’invasion de l’Ukraine pour initier ce réarmement, ni pour rappeler la nécessité d’une autonomie stratégique européenne. Nous l’avons commencé ensemble dès cet été 2017 », déclare le président de la République.
« La nation doit répondre avec force et reconnaissance », dit Emmanuel Macron
Après l’hommage rendu à Jimmy Gosselin, Emmanuel Macron affirme qu’« à ces sacrifices, à ces engagements, à ces dons de soi jusqu’à la vie même, la Nation doit répondre avec force et reconnaissance ».
Pour le chef de l’Etat, « notre détermination collective pour donner à nos armées les moyens d’assurer leur mission de défense, de nos intérêts et de nos valeurs ».
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Emmanuel Macron : « 2025 a été une année chargée »
Emmanuel Macron commence son discours avec un retour sur l’année 2025 et rappelle qu’elle a « été chargée et marquée par de nombreux engagements opérationnels ».
Le président se lance dans une longue liste des différentes actions menées par la France : « Poursuite de la sécurisation et de l’organisation des commémorations des 80 ans de la libération de la France ; lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane ; soutien à la reconstruction de Mayotte ; protection permanente de nos approches ; sécurisation du commerce maritime en mer Rouge ; lutte contre le narcotrafic en mer ; permanence de la dissuasion ; aide humanitaire en Jamaïque et à Gaza ; déploiement du niveau brigade en Roumanie ; projection dans le Grand Nord, déjà ; déploiement du groupe aéronaval ; transformation de notre posture en Afrique ; partenariats militaires opérationnels ; opérations dans l’espace et actions cyber ; et tant et tant d’opérations qui ont jalonné l’année 2025. »
Le chef de l’Etat rend également hommage au sergent Jimmy Gosselin, mort en Guyane, au début du mois de novembre.
Emmanuel Macron prend la parole
Le président de la République va présenter ses vœux aux armées sur la base aérienne d’Istres.
Emmanuel Macron est arrivé à Istres
Le président de la République est arrivé en fin de matinée sur la base aérienne stratégique d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône, montrent des images diffusées par les chaînes d’information en continu.
Le chef de l’Etat a écouté La Marseillaise, avant de passer les troupes présentes en revue.
Son discours est prévu pour 12 h 30.
Le service national au menu ?
Emmanuel Macron a fait de la restauration du service national, rémunéré et volontaire, un de ses chantiers pour 2026, et le sujet pourrait bien être abordé par le président au cours de son discours.
Le gouvernement et l’état-major de l’armée française ont lancé, lundi, une campagne en vue de recruter plusieurs milliers de jeunes pour un nouveau « service national » rémunéré d’une durée de dix mois, une initiative annoncée en novembre par le président de la République pour « répondre aux besoins des armées » face aux risques accrus de conflit.
Les armées comptent enrôler 3 000 candidats cette année, puis 4 000 en 2027, 10 000 en 2030, avec l’ambition de compter 42 500 volontaires en 2035.
La question du budget des armées
Le discours d’Emmanuel Macron va être attentivement suivi par les responsables politiques et militaires qui vont, eux aussi, guetter les signaux relatifs à la discussion budgétaire, toujours dans l’impasse au Parlement.
Alors qu’Emmanuel Macron a demandé d’augmenter de 3,5 milliards les crédits des armées en 2026, le discours attendu du chef de l’Etat à Istres « est un moment qui sera très probablement axé sur ce sujet-là », a fait savoir un conseiller militaire du président à l’Agence France-Presse (AFP), en rappelant que le chef de l’État avait pris l’engagement à Istres en 2017 de porter l’effort de défense de la France à 2 % du PIB d’ici à 2025. Un objectif atteint depuis.
L’actuelle loi de programmation militaire (LPM) pour 2024-2030 prévoit 413 milliards d’euros pour les armées. Mais « face à un monde de plus en plus brutal », en pleine guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a demandé une rallonge budgétaire de 3,5 milliards d’euros en 2026 et de 3 milliards en 2027.
L’actualisation de la LPM, plusieurs fois reportée, doit intervenir désormais avant l’été. Avec cette trajectoire, le budget de la défense aura quasiment doublé sous les deux mandats d’Emmanuel Macron, pour atteindre 64 milliards d’euros annuels dès 2027 et non plus 2030.
Le programme d’Emmanuel Macron
Après le conseil de défense ce matin, le président doit rejoindre la base aérienne stratégique d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône, à une soixantaine de kilomètres de Marseille, où il doit « donner ses orientations pour la défense nationale » à 12 h 30.
On ne connaît pas la durée de l’intervention du président, mais en ce qui concerne son contenu, l’Iran, l’Ukraine et désormais le Groenland, que Donald Trump convoite par « tous les moyens », seront au centre de l’attention. Responsables politiques et militaires vont aussi guetter les signaux relatifs à la discussion budgétaire, toujours dans l’impasse au Parlement, alors qu’Emmanuel Macron a demandé d’augmenter de 3,5 milliards les crédits des armées en 2026.
Après ce discours et à l’occasion de son retour à Paris, Emmanuel Macron embarquera à bord d’un avion ravitailleur et de transport de troupes – un Airbus A330 MRTT (Multirole Tanker Transport) – piloté par l’astronaute Thomas Pesquet, à destination d’Orly. L’ancien commandant de la Station spatiale internationale est, depuis 2024, colonel de réserve dans l’armée de l’air, affecté à Istres, et a « tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT », a précisé l’Elysée. Le président assistera au décollage et à l’atterrissage dans le cockpit, ainsi qu’à un ravitaillement de chasseurs Rafale en vol.
La France va envoyer un petit détachement militaire au Groenland
Un discours qui intervient sur fond de tensions croissantes au Groenland
L’allocution d’Emmanuel Macron devant les forces armées intervient le jour où une quinzaine de soldats ont été envoyés au Groenland pour un exercice militaire.
La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège ont annoncé mercredi qu’elles allaient déployer du personnel militaire sur l’île pour une mission de reconnaissance. Cette « exploration du Groenland » aura lieu de jeudi à samedi, a précisé le ministère de la défense allemand, ajoutant qu’une « équipe de reconnaissance » composée de 13 membres de la Bundeswehr y participerait.
A ce stade, selon les premiers éléments communiqués par le ministère des armées au Monde, il s’agit seulement d’un déploiement de troupes dans le cadre de ce qui est qualifié d’« exercice interallié ». Les Français, comme tous les pays européens qui ont annoncé participer à cet entraînement appelé « Artic Endurance », ne souhaitent toutefois aucune escalade avec Washington.
Suivez le discours d’Emmanuel Macron devant les forces armées
Bonjour toutes et à tous, et bienvenue dans ce direct consacré au discours d’Emmanuel Macron, prévu à partir de 12 h 30 sur la base aérienne stratégique d’Istres (Bouches-du-Rhône). Le chef de l’Etat va « donner ses orientations pour la défense nationale » devant un millier d’invités, sur ce site qui abrite l’arme nucléaire, à 60 kilomètres de Marseille, a précisé l’Elysée.
L’Iran, l’Ukraine et désormais le Groenland, territoire autonome du Danemark que le président américain, Donald Trump, convoite par « tous les moyens », au mépris de l’Alliance transatlantique, seront au centre de l’attention.
Responsables politiques et militaires vont aussi guetter tous les signaux relatifs à la discussion budgétaire, toujours dans l’impasse au Parlement, alors qu’Emmanuel Macron a demandé d’augmenter de 3,5 milliards les crédits des armées en 2026.










12 commentaires
Le budget de la défense a augmenté, mais comment cela se traduit-il en termes d’équipements et de capacité opérationnelle ?
Une analyse détaillée serait utile pour comprendre ces investissements.
2% du PIB pour la défense, l’objectif est atteint, mais qu’en est-il de l’efficacité réelle de ces dépenses ?
Une question pertinente, surtout avec les défis actuels.
Le réarmement de la France est une priorité nécessaire dans ce contexte géopolitique, mais comment compte-t-on financer ces 36 milliards d’euros supplémentaires sans impacter le budget civil ?
C’est un défi complexe, surtout avec la pression sur les finances publiques.
Un sommet sur le spatial, vraiment ? Quelle est la priorité stratégique ici ?
Le sommet sur le spatial devrait être une excellente occasion d’innovation et de collaboration internationale, surtout dans le domaine militaire.
Espérons que cela bénéficie aussi aux secteurs civils technologiques.
Macron rappelle les engagements passés, mais les résultats concrets sur le terrain sont-ils à la hauteur des ambitions ?
C’est une critique souvent entendu dans les débats stratégiques.
Pour être craint, il faut être puissant, mais est-ce une philosophie réaliste dans un monde interconnecté et complexe ?