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Des négociations entre deux clubs de football peuvent-elles respecter les intérêts de chacune des parties lorsqu’ils partagent le même propriétaire ? A Strasbourg, la multipropriété divise depuis le rachat du Racing Club (RCSA) par le consortium américain BlueCo, déjà détenteur de Chelsea, mastodonte de Premier League. Le départ impromptu de son entraîneur, Liam Rosenior, qu’il a lui-même annoncé, mardi 6 janvier, ne risque pas de dissiper les doutes sur les dérives de ce modèle, des éventuels conflits d’intérêts à une forme de dépendance sportive.
Au cours d’une conférence de presse organisée au stade de la Meinau, l’antre du RCSA, le technicien de 41 ans a annoncé avoir trouvé « un accord verbal » avec Chelsea, pour succéder à Enzo Maresca, limogé par le club anglais cinq jours plus tôt. « C’est un sentiment mitigé : il y a la joie d’avoir une opportunité exceptionnelle et la tristesse de quitter des personnes avec qui j’ai créé des connexions. Demain, je me réveillerai en tant qu’entraîneur de Chelsea. Quand on est un manager jeune et qu’on travaille dur, c’est le type d’opportunités dont on rêve », a-t-il précisé.
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20 commentaires
Un entraîneur qui part pour un autre club sous le même propriétaire… ça sent le conflit d’intérêts à plein nez.
C’est le moins qu’on puisse dire. Les clubs ont-ils vraiment des intérêts indépendants si leur propriétaire est le même ?
Un départ précipité pour Chelsea. Est-ce une promotion ou un simple dégraissement chez Strasbourg ?
Les deux, probablement. Chelsea cherchait un entraîneur, et Strasbourg perd un bon élément.
Le football de haut niveau est devenu un business impitoyable. Les petits clubs n’ont-ils aucune chance face aux géants financier ?
La multipropriété dans le football crée des tensions, mais aussi des opportunités pour certains. Est-ce vraiment viable à long terme ?
Difficile à dire, mais les fans de Strasbourg ne semblent pas ravis de cette situation. La loyauté des supporters est en jeu.
Liam Rosenior semble content de rejoindre Chelsea, mais quelle est la part de pression dans cette décision ? Les jeunes entraîneurs ont-ils vraiment le choix ?
L’opportunité est rare, mais on peut se demander si la hiérarchie lui a laissé un autre choix. Une belle promotion ou une promotion forcée ?
Ce genre de décisions montre à quel point le football est devenu un produit économique. Les clubs ne sont plus des entités sportives, mais des actifs financiers.
Exactement. Les supporters finissent souvent par subir les décisions des actionnaires, sans avoir leur mot à dire.
Le football moderne est un jeu d’argent. Les joueurs et les entraîneurs ne sont que des pions sur un échiquier financier.
Une vision un peu pessimiste, mais pas totalement fausse. Les passionnés de sport en prennent pour leur grade.
Un transfert comme celui-ci soulève des questions sur la multipropriété dans le football. Comment garantir l’équité entre les clubs sous le même groupe ?
C’est une problématique croissante, surtout avec des clubs de niveaux très différents. Les supporters ont-ils vraiment voix au chapitre ?
Le sport professionnel est devenu un business, mais est-ce au détriment de l’esprit du jeu ?
La joie d’une nouvelle opportunité, mais la tristesse de quitter un club. Est-ce vraiment une situation gagnant-gagnant ?
Les sentiments sont Certainly conflictuels. Les clubs doivent-ils vraiment partager leurs talents de cette manière ?
Comment peut-on dissocier l’aspect financier et sportif dans ces transferts ? La ligne est de plus en plus floue.
C’est presque impossible aujourd’hui. Les clubs sont gérés comme des entreprises, avec les mêmes logiques de profit.