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Mieux connaître les cancers, première cause de mortalité en France, pour mieux les combattre. C’est l’ambition visée par la création d’un registre national. A la suite de la promulgation de la loi encadrant ce nouveau dispositif, le 30 juin 2025, un décret d’application a été publié in extremis au Journal officiel le 28 décembre, pour une entrée en vigueur le 1er janvier 2026. L’aboutissement d’un processus législatif lancé en 2023, qui ouvre désormais la voie à plusieurs années de travail pour une mise en application concrète. Si les acteurs de la santé saluent cette initiative, des inquiétudes s’expriment concernant le financement de cet outil devant colliger un foisonnement de sources diverses et variées.
Aujourd’hui, les données d’épidémiologie des cancers en France, c’est-à-dire l’incidence, la prévalence et la mortalité, reposent sur des estimations. Le travail de recueil des cas est confié à Francim, un réseau regroupant 29 registres locaux et deux registres pédiatriques et réalisant un travail très exhaustif sur leurs territoires respectifs. Mais implantés dans 28 départements sur les 101 que compte la France, ils ne couvrent qu’environ 24 % de la population française, excluant de fait des zones très peuplées, comme l’Ile-de-France, ou très exposées, comme les alentours des sites classés Seveso, qui abritent des substances potentiellement dangereuses pouvant jouer un rôle dans l’apparition de tumeurs.
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12 commentaires
Les inquiétudes sur le financement sont légitimes. Sans budget solide, cet outil ne pourra pas remplir son rôle.
Une initiative à saluer dans la lutte contre le cancer. Cependant, il faudra veiller à son bon fonctionnement.
Longtemps attendu, ce registre national des cancers arrive enfin. Une étape importante pour la recherche médicale.
Oui, mais il faudra des années avant de voir des résultats concrets. La mise en œuvre est un défi de taille.
Les registres locaux existants ne couvrent que 24% de la population. Ce registre national est une nécessité pour avoir une vision complète.
C’est vrai, la couverture actuelle est largement insuffisante. Ce champ est synonyme de nouvelles opportunités.
Les estimations actuelles des données sur les cancers sont souvent lacunaires. Ce registre pourrait changer la donne.
Enfin, une mesure concrète pour lutter contre les cancers, première cause de mortalité en France. Espérons que ce registre national permettra de mieux cibler les traitements.
Les données épidémiologiques actuelles sont en effet insatisfaisantes. Ce registre pourrait vraiment faire la différence.
La question du financement reste cruciale. Sans moyens suffisants, même le meilleur outil sera limité.
Ce registre national pourrait enfin donner une image précise de l’épidémiologie des cancers en France. Un pas en avant essentiel.
SALUT LE MODELE. TEST CONNECTON.