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« Scandaleux », « inacceptable », « injuste »… C’est peu dire que la mesure touchant aux franchises médicales, c’est-à-dire ces sommes restant à la charge des patients sur les boîtes de médicaments ou les consultations médicales (on parle alors de participations forfaitaires), a reçu une avalanche de critiques de la part des députés qui poursuivaient l’examen, mercredi 29 octobre, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Du Rassemblement national (RN) à La France insoumise, en passant par des élus Les Républicains (LR) ou socialistes, il a fallu peu de temps aux parlementaires de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale pour aboutir à la suppression de l’article 18, prévoyant l’élargissement du périmètre des franchises. Un tour de chauffe avant un vote qui devra intervenir dans l’Hémicycle, en séance publique, à compter de mardi 4 novembre, l’examen devant alors reprendre à partir du texte initial du gouvernement, comme le veut la procédure budgétaire.

Dans le cadre des 7 milliards d’économies promises par l’exécutif à la santé dans ce texte budgétaire 2026, le doublement des franchises, des participations forfaitaires, et de leurs plafonds – actuellement de 50 euros – doit permettre de dégager 2,3 milliards d’euros. La mesure, qui fait l’unanimité contre elle chez les représentants de patients comme chez les soignants, a été annoncée, en juillet, par l’ancien premier ministre François Bayrou (décembre 2024-septembre 2025). Et très mal accueillie, après un premier doublement de ces franchises intervenu en 2024.

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11 commentaires

  1. Cette mesure paraît être une réponse simpliste à un problème complexe, elle risque de créer plus de tensions qu’autre chose.

  2. Encourager les patients à payer plus pour les soins est une idée qui pourrait limiter les abus, mais sy les plus fragiles peuvent-ils vraiment suivre ?

  3. La hausse des franchises médicales semble vraiment démarquer une tendance à la hausse des coûts de santé, mais est-ce la meilleure solution pour garantir l’accès aux soins ?

  4. Les délégations de fonctions sur les activités médicales peuvent sembler efficace, mais je reste sceptique sur leurs impacts réels, surtout avec la hausse des coûts.

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