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Sur le marché Auguste Blanqui, dans le 13e arrondissement de Paris, les échanges se suivent et se ressemblent en ce dimanche 11 janvier. – « Ah, monsieur Delanoë, ça fait plaisir de vous revoir ! » – « Bonjour et merci, vous connaissez Emmanuel Grégoire ? » – « Non, c’est qui ? » C’est peu dire que le candidat du Parti socialiste et pour l’union de la gauche aux municipales de mars 2026 n’arrive pas à la cheville de l’ancien maire de la capitale (2001-2014) en termes de notoriété. Bertrand Delanoë a beau avoir quitté le paysage politique en même temps que l’Hôtel de Ville, il y a douze ans, quand il déambule sur un marché parisien avec d’autres élus, c’est lui que tout le monde reconnaît et arrête.
Un peu plus loin, une dame âgée perturbée par la nuée de journalistes qui accompagne le déplacement fait un mouvement de recul un peu vif quand Emmanuel Grégoire lui tend la main. « Mais qui êtes-vous, je ne vous connais pas ! » Puis elle aperçoit l’ancien maire, et son visage s’illumine instantanément avec un grand sourire : « aaaaaah, bonjour ! » Bertrand Delanoë s’immisce entre eux et fait les présentations, comme il le fera à plusieurs reprises dans les allées : « C’est Emmanuel Grégoire, c’est le candidat à la mairie de Paris et il a de grandes qualités, je vous le recommande ! »
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19 commentaires
Delanoë misant sur Grégoire : une stratégie de succession ou un simple soutien ? Cela reste à voir.
Sans doute un mélange des deux, mais Grégoire devra prouver sa légitimité propre.
Delanoë est toujours une figure incontournable à Paris, mais faudra-t-il plus qu’un nom pour convaincre les électeurs ?
La notoriété seule ne suffit pas, mais elle peut ouvrir des portes, surtout dans une ville comme Paris.
Exactement, Grégoire aura besoin de plus que l’héritage politique de Delanoë pour se faire connaître.
Les paroles ont beau être sincères, l’image de Delanoë domine toute la campagne. Est-ce une stratégie efficace ?
Pour maintenant, oui, mais à terme, il faudra que Grégoire se dégage fortement de cette influence.
Quel contraste entre la réaction des passants envers Delanoë et Grégoire ! La reconnaissance est immédiate pour l’un, absent pour l’autre.
Cela montre bien le défi auquel Grégoire est confronté : établir sa propre notoriété.
Intéressant de voir comment les anciens maires conservent leur poids politique même des années après leur mandat.
C’est vrai, particulièrement dans une ville avec autant de mémoire historique que Paris.
Quelle différence entre Grégoire et Delanoë : tout est dit dans la réaction des passants. La tâche sera immense.
Grégoire a du pain sur la planche pour se faire un nom, surtout dans l’ombre d’un tel géant politique.
Incroyable comme la présence de Delanoë éclipse tous les autres en une seconde. Son charisme reste indéniable.
On voit bien l’impact d’un visage familier, même après tant d’années.
Les politiques comme Delanoë ont une aura étrange. Même après tant d’années, ils restent des stars locales.
C’est le poids de la mémoire collective, particulièrement à Paris où chaque quartier a ses figures historiques.
Pauvre Grégoire, impossible de rivaliser avec l’emblématique Delanoë. Difficile de se faire une place quand on est dans son ombre.
Il devra trouver sa propre voix, probablement plus jeune et moderne, pour se différencier.