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Banojyotsna Lahiri est la compagne d’Umar Khalid, 38 ans, activiste musulman devenu le symbole de l’acharnement du gouvernement contre les opposants. Emprisonné depuis cinq ans sans procès en vertu de lois antiterroristes draconiennes, il avait été arrêté alors qu’il avait pris la tête, en 2019, des manifestations monstres contre la réforme de la loi sur la citoyenneté, jugée discriminante à l’égard des musulmans. La police l’accuse d’avoir fomenté un complot en organisant les émeutes communautaires en 2020 à Delhi, trois jours de terreur qui avaient fait 53 morts et ont permis aux autorités de mettre fin aux protestations. Des enquêtes indépendantes ont plutôt pointé le rôle des réseaux extrémistes hindous dans ces affrontements.
La Cour suprême a rejeté, lundi 5 janvier, la demande de remise en liberté d’Umar Khalid et d’un autre activiste, Sharjeel Imam. Il a maintenant passé cinq ans derrière les barreaux sans aucun procès. Qu’est-ce que cela signifie pour vous au quotidien ?
L’incertitude est la chose la plus accablante, car nous ne savons pas quand cela prendra fin. S’il avait été condamné à cinq ans de prison, alors nous aurions un compte à rebours, mais ce n’est pas le cas ici. Nous avons demandé sa libération sous caution à cinq reprises, dont une fois devant la Cour suprême. Après ce dernier refus, lundi 5 janvier, il nous faudra attendre un an avant de pouvoir refaire une demande.
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14 commentaires
L’incertitude pour les familles de ces prisonniers est insupportable. On dirait qu’ils sont condamnés sans même un procès.
C’est une réalité troublante, surtout dans un pays avec une démocratie aussi ancienne.
C’est triste de voir comment les lois peuvent être détournées pour cibler des opposants politiques. Où sont les garanties d’un procès équitable?
Le cas d’Umar Khalid est exemplaire de la façon dont les gouvernements manipulent les lois pour se débarrasser des voix critiques. La justice n’a plus aucun sens dans ces conditions.
Pourquoi les enquêtes indépendantes ne sont-elles pas considérées par les autorités? Cela semble être une occasion de rendre justice plus transparente.
Les preuves pointant vers d’autres responsables sont ignorées par simple convenance politique.
On voit bien ici que les manifestations pacifiques contre les infringements des droits des minorités sont violemment réprimées. Cela ressemble à une stratégie pour décourager toute dissidence.
Comment peut-on justifier l’utilisation de lois antiterroristes contre des manifestants pacifiques? C’est une aberration totale.
Cinq ans d’incarcération sans procès, c’est inappropriate dans un pays qui se prétend démocratique. La communauté internationale doit réagir.
Les lois antiterroristes sont souvent utilisées pour museler l’opposition, c’est un problème récurrent en Inde.
Cette situation en Inde est très inquiétante. La liberté d’expression est clairement attaquée, et les minorités sont particulièrement visées. Comment cela peut-il encore être justifié aujourd’hui?
Effectivement, c’est une grave atteinte aux droits fondamentaux. L’acharnement contre Umar Khalid montre un système judiciaire qui semble politisé.
Le fait que la Cour suprême rejette ces demandes de libération est troublant. Cela ouvre la voie à d’autres abus.
La situation en Inde devient de plus en plus dangereuse pour les défenseurs des droits humains. Ces arrestations arbitraires doivent cesser.