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Journée franco-grecque dans la cité phocéenne. Descente du boulevard d’Athènes en sortant de la gare, puis direction le Vieux-Port de Massilia pour grimper dans la Citadelle. Face à la Méditerranée et au mistral, la cour du Fort Saint-Jean constitue un cadre idéal pour écouter la chanteuse Dafné Kritharas, qui a franchi un cap avec son troisième album, Prayer & Sin. « Prière et péché », une inversion de la rédemption et de la faute. La sauvageonne, à la fois exaltée et farouche, a réalisé elle-même la typographie sur la pochette, d’une écriture écorchée, comme des lettres gravées au canif sur l’écorce d’un arbre.

Son concert clôturait avec ferveur, le 19 octobre, la deuxième édition du Salon du livre métropolitain, consacré à la Grèce et ouvert par le cinéaste Costa-Gavras, autre artiste à la double nationalité. Les deux pays sont en effet à l’honneur dans le tour de chant de Dafné Kritharas puisque la langue hellénique fait désormais place au français. Ainsi de Deux anges, deux amis (adaptation de To Tango tis Nefelis, de la chanteuse grecque Haris Alexiou, sur une musique de la Canadienne Loreena McKennitt) ou d’Alfonsina (d’après les Argentins Ariel Ramirez et Félix Luna), deux douceurs à la guitare sèche qui n’auraient pas dépareillé chez Françoise Hardy.

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18 commentaires

  1. Un bel exemple de fusion culturelle entre la France et la Grèce à travers la musique. Dafné Kritharas réussit à capturer l’essence des deux nations dans son œuvre.

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