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Une fréquentation en berne. « Hormis pendant le Covid-19, je n’ai jamais connu une telle désaffection du public depuis que j’ai ouvert le Loft, fin 2013 », confie Marie-Christine Désandré, qui dirige ce beau complexe de sept salles de cinéma au cœur de Châtellerault (Vienne). Elle affronte « une très très mauvaise passe depuis janvier ». En ce mardi 28 octobre, en pleines vacances scolaires, les spectateurs se font rares. Leur nombre a chuté de 20 % depuis janvier, par rapport aux dix premiers mois de 2024.
Et le Loft n’est pas le seul dans ce cas : sur la même période, la fréquentation en salle a dévissé de près de 15 %, à 121,8 millions de spectateurs, selon le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). On compte 2 053 cinémas en France. Ces établissements totalisent 6 354 écrans, dont moins d’un tiers est détenu par les trois premiers exploitants : Pathé, CGR et UGC.
La directrice du Loft, également présidente de Cinéo, le groupement qui représente plus de 140 cinémas privés indépendants, estime que le problème vient en partie de l’offre : « Les spectateurs veulent voyager, rire, pleurer, mais là ils me disent : “Il n’y a rien à voir”, alors que nous sortons quatre nouveaux films par semaine. Ils ne sont pas à leur goût, mais si tout un pays le dit, cela concerne toute la filière. »
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9 commentaires
C’est vraiment inquiétant de voir ces chiffres en baisse, surtout pour les cinémas indépendants qui ont du mal à concurrencer les grandes chaînes.
15% de baisse sur l’année, c’est énorme. J’espère que les cinéma indépendants trouveront des solutions pour relancer leur fréquentation.
Il faut peut-être repenser la programmation pour attirer un public plus jeune qui semble moins fidèle aux salles aujourd’hui.
Les petites salles sont souvent plus chaleureuses et conviviales. Dommage que le public ne s’en rende pas compte assez pour y venir.
Il serait intéressant de savoir quelles sont les alternatives que privilégient les spectateurs depuis qu’ils vont moins au cinéma.
Le manque d’offres variées est un vrai problème. Les spectateurs cherchent des films qui les émouvissent, mais l’offre actuelle semble limitée.
En tant qu’amateur de cinéma, je trouve triste que les salles souffrent autant. Et vous, comment gérez-vous l’impact de cette baisse sur votre moral ?
C’est vrai que c’est démoralisant, surtout quand on voit les efforts qu’ils fournissent.
Je préfère éviter les salles bondées, même si je sais que cela impacte les petits cinémas.