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Les grands écarts n’effraient pas Emilie Capliez, metteuse en scène de 40 ans qui affûte un langage théâtral personnel soumis à un impératif : la prééminence de la narration. Sur ses scènes, pas de déconstruction des fables. Qu’elle dirige une compagnie de théâtre équestre ou adapte un roman pour la scène, elle articule musiques, voix, corps, lumières, espaces et rythmes dans un unique but : raconter des histoires.
Deux de ses créations se promènent sur les routes de France ; l’une en banlieue parisienne qui est une adaptation du Château des Carpathes (1892), d’après Jules Verne, et l’autre sur le site de La Grainerie, à Toulouse, Zusammen (terme allemand qui veut dire « ensemble »), un spectacle de théâtre équestre, sous chapiteau, dont elle signe la mise en scène.
A travers ces deux projets qui visent tous les publics (la littérature jeunesse n’est pas, pour elle, un genre mineur à prendre de haut), Emilie Capliez prouve qu’elle est d’abord et avant tout une femme de plateau. L’espace est une composante essentielle de ses rêveries. Elle le met à contribution dans toutes ses dimensions.
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7 commentaires
Un bel exemple de la diversité des approches théâtrales modernes, où la narration reste reine.
Absolument, et cela montre aussi l’importance de s’adresser à tous les publics.
Le théâtre équestre est une belle façon de raviver l’intérêt pour le spectacle vivant.
Dommage que tout l’article ne soit pas accessible. Une telle passion mérite d’être partagée entièrement.
C’est vrai, certains sujets mériteraient un accès plus large pour inspirer davantage.
La précision des mots dans cet article montre à quel point le travail d’Emilie Capliez est minutieux et réfléchit.
On sent clairement la rigueur derrière chaque projet.