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Ça c’est sûr, le metteur en scène Christophe Honoré sait faire du théâtre, et très bien. Un théâtre organique, pas congelé, un théâtre canaille, drôle et excessif. Un théâtre vivant, qui se dresse avec la vigueur d’un adolescent affamé de jouissance sur une scène excitée par un assaut d’images, un flot de paroles et un déferlement de sensations. Vidéos mouvementées tournées en direct, films aux couleurs sursaturées diffusés sur écran de cinéma, chansons de variété ou musique classique, tirades mélancoliques et séquences parodiques, baisers mouillés et claques sur les fesses : l’artiste fend la vague entre des courants contraires.
Créé à Lausanne, en Suisse, repris en ouverture du Festival TNB à Rennes avant une longue tournée française, son spectacle Bovary Madame, d’après Madame Bovary, de Flaubert, a tout pour plaire, que l’on soit, ou non, lecteur assidu de l’auteur. Malgré une scène finale un peu ratée et un propos parfois éloigné de ce que contiennent stricto sensu les pages du livre, cette représentation, qui met un point d’honneur à salir ce qu’elle embellit en se hissant au-dessus d’une consensuelle séduction, gagne sa place à la table de l’art. Pas n’importe quel art : celui que célèbre Christophe Honoré doit à Victor Hugo (plus qu’à Gustave Flaubert) son tempérament de feu et son goût résolu pour le mélange des genres.
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13 commentaires
Bovary Madame semble être une production théâtrale audacieuse. J’ai hâte de voir comment Honoré interfère avec les œuvres classiques.
Il a déjà prouvé sa capacité à mélanger les genres, alors ça devrait être passionnant.
Même sans connaître Flaubert, le spectacle semble captiver par son énergie brute. Un mélange الباحثين entre satire et émotion pure.
Exactement, c’est ce qui rend ce genre de représentation accessible à tous.
Un spectacle audacieux qui revisite Madame Bovary, Christophe Honoré semble cultiver un théâtre vibrant et provocateur. Je me demande quel était l’objectif derrière cette scène finale ratée.
Peut-être une volonté de choquer ou de marquer les esprits, mais cela peut effectivement paraître incongru.
Les interprétations théâtrales modernes prennent parfois des libertés, reste à savoir si elles enrichissent l’original ou le dénaturent.
Un théâtre canaille, c’est exactement ce que j’aime. Honoré marche sur un fil entre dérision et profondeur, et il maîtrise son équilibre.
Un équilibre rare à trouver, surtout dans les œuvres aussi chargées que celle-ci.
La scène finale ratée est un regret, mais l’ensemble du spectacle est visiblement percutant. Dommage que cette erreur vienne ternir l’expérience.
Étrangement, cette faute pourrait aussi ajouter à la discussion post-spectacle.
Un art qui se permet de tout explorer, y compris les excès. Intéressant, mais est-ce vraiment nécessaire pour honorer l’œuvre originale ?
Les adaptations doivent évoluer avec leur époque, même si elles déconcertent parfois.