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C’est l’un des effets de bord de l’irruption des agents conversationnels, comme ChatGPT ou Gemini, dans nos vies. Aux Etats-Unis, de plus en plus de bibliothécaires, de libraires et de documentalistes font part de leur frustration, alors que des lecteurs leur demandent des références conseillées par l’intelligence artificielle (IA)… qui n’existent pas, ces agents conversationnels les ayant inventées de toutes pièces.

« Pour nos équipes, il est difficile de prouver qu’un document n’existe pas », déclare ainsi Sarah Falls, responsable des relations avec les chercheurs à la bibliothèque de l’Etat de Virginie, au magazine Scientific American, alors qu’elle estime que 15 % des demandes envoyées par courriel sont désormais générées par ChatGPT.

Les premières demandes de ce genre ont été formulées dès la fin de l’année 2022, si l’on en croit un autre professionnel du secteur, interrogé par le site américain 404 Media en septembre 2025. Cependant, elles ont particulièrement augmenté depuis ces derniers mois. Et ce ne sont pas seulement des lecteurs anonymes qui se font piéger. A l’été 2025, des éditions spéciales du Chicago Sun-Times et du Philadelphia Inquirer ont publié des listes de lecture estivales contenant plusieurs titres inventés par un agent conversationnel.

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