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Les facilités offertes par l’arbitrage comme moyen de résolution des litiges commerciaux ont-elles été détournées afin de soutirer de l’argent à de grandes entreprises françaises, avec ou sans leur consentement ? A la lecture de l’enquête judiciaire sur la tentative d’escroquerie contre Total, dont Le Monde a révélé, le 28 novembre, des détails inédits, la question s’impose, bien au-delà du cas de la multinationale pétrolière.

L’enquête menée pendant dix ans sur l’affaire Total-Russie a en effet permis de découvrir des documents relatifs à plusieurs autres arbitrages au « parfum de corruption », selon les mots du réquisitoire définitif du parquet de Nanterre, ou de faire le lien avec d’autres enquêtes judiciaires. Quatre dossiers autour desquels gravitent plusieurs personnalités renvoyées en décembre devant le tribunal correctionnel dans cette première affaire, de l’intermédiaire André Guelfi (surnommé « Dédé la Sardine ») aux arbitres Laï Kamara et Andreas Reiner, en passant par l’avocat Olivier Pardo.

L’affaire Vivendi-Yaroslavlstroi

La tentative d’escroquerie à l’arbitrage contre Total a-t-elle été précédée d’un « coup d’essai » ? C’est la question posée dans une note retrouvée chez un protagoniste du dossier, qui a exhumé un autre arbitrage méconnu aux nombreux points communs avec cette première affaire, ayant attiré l’attention des enquêteurs.

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22 commentaires

  1. Antoine Robert le

    Dédé la Sardine, Olivier Pardo… quelle galerie de personnages douteux ! L’arbitrage peut-il vraiment fonctionner sans une meilleure moralité des intervenants ?

  2. Cette enquête soulève des questions troublantes sur la transparence des arbitrages internationaux. Comment les entreprises peuvent-elles se prémunir contre de telles manipulations ?

  3. Camille Thomas le

    Intéressant de voir que d’autres affaires sont liées. Y a-t-il des systèmes de corruption spécifiques à dénoncer dans ces cas ?

  4. L’affaire Total-Russie n’est peut-être que la partie émergée de l’iceberg. Combien d’autres escroqueries similaires ont pu échapper aux projecteurs ?

  5. L’arbitrage international est-il la bonne solution pour régler les litiges commerciaux, ou faut-il revenir devant des tribunaux traditionnels ?

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