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Bernadette et Jean Paty s’avancent ensemble à la barre lors du procès en appel de l’assassinat terroriste de leur fils, mardi 3 février. Le père de Samuel Paty, grand gaillard aujourd’hui affaibli par l’âge et les épreuves, a besoin d’une canne pour se déplacer mais tient à rester debout, digne, devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris. Hospitalisé, il n’avait pas pu témoigner en première instance fin 2024.

La mère du professeur d’histoire-géographie décapité paraît fluette à côté de son époux, mais sa voix est ferme quand il s’agit de défendre la mémoire de son fils. « Il était d’une tolérance à toute épreuve », affirme l’enseignante retraitée. Dans la famille, « on est laïc et on ne critique pas les religions », complète Jean Paty dans un murmure.

Quatre hommes, condamnés en première instance à des peines de treize à seize ans de réclusion criminelle, sont à nouveau jugés pour leur rôle dans l’assassinat du professeur d’histoire-géographie à proximité de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), le 16 octobre 2020.

Mais en ce début de deuxième semaine d’audience, ce n’est ni la complicité de Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov – les deux amis du terroriste d’origine tchétchène Abdoullakh Anzorov, tué par les forces de l’ordre après l’attentat –, ni la cabale numérique auquel ont participé le parent d’élève Brahim Chnina et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, ni l’accusation d’« association de malfaiteurs terroriste » qui en découle qui sont examinées.

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