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Voilà plus d’un mois qu’ils sont alignés dans un coin de la base aérienne 101, la zone militaire de l’aéroport de Niamey. En tout, trente-quatre camions, transportant deux conteneurs chacun, forment une rangée bien visible sur différentes images satellites. A leur bord, environ 1 000 tonnes de yellow cake (du concentré d’uranium) produit dans la mine d’Arlit, dans le nord du Niger, par le groupe nucléaire français Orano, avant qu’il n’en soit chassé par la junte du général Abdourahamane Tiani, arrivée au pouvoir par un coup d’Etat, en juillet 2023.
Début novembre, plusieurs sources étatiques françaises avaient expliqué au Monde qu’elles s’inquiétaient de l’acquisition de ce stock d’uranium par la Russie et, surtout, de son possible convoyage par la route à travers des zones sous emprise de groupes djihadistes. Selon elles, les autorités nigériennes et le géant du nucléaire russe Rosatom venaient en effet de conclure un accord pour l’acquisition de 1 000 tonnes de yellow cake – sur les 1 400 stockées à Arlit – au prix de 170 millions de dollars (145 millions d’euros). Une transaction démentie par les deux parties concernées.
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6 commentaires
Les groupes djihadistes dans la région ajoutent encore plus de complexité. Comment la junte compte-t-elle gérer ce défi logistique ?
C’est un vrai casse-tête. Peut-être que la junte pourrait négocier avec d’autres pays pour une solution.
La situation de l’uranium nigerien est de plus en plus préoccupante. Avec la junte au pouvoir, le risque de voir ce stock tomber dans de mauvaises mains est réel.
Effectivement, cela pose des questions sur la sécurité régionale. La Russie aurait-elle les moyens d’assurer le transport?
Intéressant de voir comment cette crise influence les marchés de l’énergie. Les prix de l’uranium pourraient-ils fluctuer à cause de cette impasse?
C’est une bonne question. Les investisseurs surveillent sûrement cette situation de près.