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L’Américaine Eleanor Antin, née en 1935, est l’exemple même de l’artiste qui, ayant participé à un courant artistique désormais inscrit dans l’histoire, a été réduite à cette participation, alors qu’elle a signé plus tard bien d’autres travaux, avec d’autres sujets et d’autres moyens. Dans son cas, il s’agit de son engagement féministe des années 1960 et 1970. Il a été précoce et a marqué son époque, mais il ne suffit pas à la définir. Ses œuvres les plus récentes, qui datent de 2017, ne sont pas moins remarquables que les plus anciennes.
Cette constatation suffit à justifier la rétrospective qui se tient actuellement au Mudam de Luxembourg : on s’y rend en croyant connaître Eleanor Antin, pour s’apercevoir combien cette connaissance était partielle. Il est vrai que, si elle a été souvent montrée aux Etats-Unis dans galeries et musées, elle l’a été peu en Europe, en dehors de quelques expositions collectives.
Sur le Vieux Continent, Antin n’est souvent connue que pour sa performance 100 Boots, cent paires de bottes noires que, de 1971 à 1973, elle dispose à la file dans les lieux les plus variés. Elle donne des nouvelles de leurs pérégrinations – à la plage, dans un parc, dans un supermarché, etc. –, grâce à des photos envoyées par voie postale. L’installation est reconstituée au Mudam, où elle n’est guère efficace, et, rétrospectivement, perd de son importance par rapport à l’œuvre vue dans sa totalité.
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20 commentaires
Dommage qu’elle soit si peu exposée en Europe, on passe à côté de talents majeurs.
C’est vrai, les institutions européennes devraient lui consacrer plus d espacio.
C’est fascinant comment une simple performance avec des bottes peut marquer l’histoire de l’art.
Oui, et c’est précisément cette simplicité qui rend 100 Boots si mémorable.
Je trouve que réduire Antin à son engagement féministe est réducteur. Son œuvre est bien plus diversifiée.
Tout à fait, et c’est précisément ce que cette rétrospective met en lumière.
Pourquoi une rétrospective maintenant ? Ses œuvres récentes sont-elles vraiment à la hauteur des premières ?
D’après la critique, ses créations de 2017 sont tout aussi pertinentes que ses pièces iconiques.
Le fait qu’elle soit peu connue en Europe laisse songeur. Nos musées manquent-ils de diversité ?
Une question pertinente et qui mérite réflexion, surtout dans un contexte artistique mondialisé.
C’est impressionnant comment une même artiste peut marquer plusieurs époques de l’art contemporain.
Oui, et c’est ce qui rend sa carrière d’autant plus fascinante à explorer.
Intéressant de voir comment l’art féministe des années 60-70 continue d’influencer les artistes contemporains.
Absolument, mais il est dommage que certaines figures deviennent cantonnées à une seule période de leur carrière.
Cette exposition semble être une vraie révélation. Connaissiez-vous déjà ce travail ?
Pas du tout, et ça me donne envie de me pencher plus sur son parcours artistique.
Le Mudam a toujours des expositions passionnantes. Cette rétrospective semble particulièrement envoûtante.
Absolument, et c’est l’occasion de découvrir Antin sous un angle nouveau.
Je ne connaissais pas Eleanor Antin avant cet article. Ça donne envie d’aller voir cette rétrospective !
Exactement ! Son travail mérite davantage d’attention en Europe.