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Le Cape Ann pourrait bientôt devoir quitter le port du Havre (Seine-Maritime). Mis en service en octobre 2023, ce gigantesque bateau de 283 mètres de longueur, exploité par le groupe français TotalEnergies, avait reçu l’autorisation des pouvoirs publics de rester à quai pendant cinq ans pour réceptionner du gaz naturel liquéfié (GNL) apporté par d’autres navires, le transformer, puis l’injecter dans le réseau de gaz terrestre. Mais le tribunal administratif de Rouen a rendu, jeudi 16 octobre, une décision donnant raison à l’association Ecologie pour Le Havre, qui contestait le maintien de cette installation.
Au centre de la procédure : l’arrêté fixant les conditions de fonctionnement de ce terminal méthanier, découlant de la loi d’août 2022 sur le pouvoir d’achat. La France avait choisi de se doter de cette unité de stockage et de regazéification par mesure de précaution, alors que la guerre en Ukraine avait provoqué un tarissement des livraisons de gaz russe par gazoduc. « La loi autorisait le terminal, à la condition d’une menace grave sur l’approvisionnement en gaz. Mais aucun signe ne témoigne aujourd’hui d’une telle urgence », explique Pierre Dieulafait, le président de l’association.
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7 commentaires
Un tribunal administratif donne raison à une association locale. La sécurité énergétique n’est-elle plus une priorité ?
La situation en Ukraine a évolué, donc les raisons initiales pourraient ne plus être valables.
Intéressant de voir comment la justice peut influencer les projets énergétiques. TotalEnergies a-t-il anticipé cette contestation ?
Il est possible que TotalEnergies ait sous-estimé l’impact environnemental, malgré la crise gazière.
Les associations écologiques jouent un rôle clé dans ces décisions.
La loi de 2022 autorisait ce terminal sous conditions, mais aujourd’hui, celles-ci ne semblent plus remplies.
Cela montre l’importance des analyses régulières pour adapter les installations aux circonstances.