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« Le Canada vit grâce aux Etats-Unis : souvenez-vous-en, Mark, la prochaine fois que vous ferez vos déclarations » : Donald Trump n’a pas laissé passer l’occasion de répliquer au premier ministre canadien, Mark Carney, mercredi 21 janvier, au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Une riposte attendue, au vu de l’attention internationale qu’a reçue M. Carney après un discours, mardi 20 janvier, qui a fait sensation.

Sans citer nommément Donald Trump, le premier ministre, issu du Parti libéral du Canada, a fustigé les grandes puissances qui utilisent les droits de douane « comme levier » et les chaînes d’approvisionnement comme « vulnérabilités à exploiter ». Il a diagnostiqué la fin d’un ordre mondial fondé sur des règles, « une fiction utile », et sommé les puissances moyennes de rejeter la coercition des grandes : « Lorsque les règles ne vous protègent plus, vous devez vous protéger vous-même. »

Dans son pays, la portée du discours de Mark Carney n’a que peu d’équivalents dans l’histoire récente. Au micro de Radio-Canada, l’analyste politique Chantal Hébert l’a qualifié du discours le « plus magistral qu’on ait entendu d’un premier ministre du Canada sur la scène internationale », tandis que le sénateur indépendant Peter Boehm, à l’émission de CBC « Power & Politics », a assuré qu’il s’agissait des mots les plus importants prononcés depuis ceux de Louis St-Laurent, alors ministre des affaires extérieures, qui avait fixé le cap de la politique étrangère canadienne en 1947.

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