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Le réveillon du 31 décembre ne sera pas forcément joyeux pour les gestionnaires publics. Une fois passés les douze coups de minuit, c’est à une phase de restrictions qu’ils seront confrontés pour assurer la continuité de l’Etat. Après la promulgation de la loi de finances spéciale, le gouvernement Lecornu a pris, mardi 30 décembre, le décret dit des « services votés ». Un texte qui, dans l’attente d’un budget en bonne et due forme, mettra des crédits à disposition des ministères pour leur permettre de fonctionner à compter du 1er janvier 2026. De façon minimale toutefois.

Ce texte reconduit en effet les crédits autorisés en 2025. Une contrainte de taille qui s’apparente à un début d’« année blanche » pour l’Etat. L’enveloppe ne pourra pas pour autant être utilisée dans son intégralité. « Ces services votés doivent être entendus non pas au sens d’une autorisation à dépenser le niveau de crédits ouverts en 2025 mais comme la faculté de mobiliser les seuls crédits indispensables pour poursuivre l’exécution des services publics », indique le premier ministre, Sébastien Lecornu, dans une circulaire sur les conditions d’emploi de ces crédits.

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9 commentaires

  1. Ces restrictions pourraient affecter les investissements publics, notamment dans les secteurs comme l’énergie et les infrastructures. Quelles garanties pour les contrats en cours ?

  2. Les ministères devront se contenter des crédits de 2025. Comment éviter les pénuries de financement dans les services critiques ?

  3. Le gouvernement Lecornu adopte une approche prudente avec ces « services votés », mais est-ce suffisant pour éviter une crise financière à moyen terme ?

  4. Antoine Bernard le

    Une année blanche pour l’État ? Cela rappelle les difficultés rencontrées lors des crises budgétaires précédentes. Des précisions seraient les bienvenues.

  5. Cette loi de finances spéciale semble imposer des restrictions budgétaires sévères, mais quels seront les impacts réels sur les services publics essentiels ?

  6. Louis K. Martin le

    Intéressant de voir comment le gouvernement gère cette transition budgétaire. Les gestionnaires publics devront-ils ajuster leurs priorités ?

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