Listen to the article

0:00
0:00

Parmi la brochette de récipiendaires de la Légion d’honneur ou de l’ordre national du Mérite alignés mercredi soir dans la salle des fêtes de l’Elysée, Ali Akbar détonnait. « Très ému », le dernier vendeur de journaux à la criée de Paris recevait des mains du président Emmanuel Macron, sous les yeux de son épouse et de ses enfants, les insignes de l’Ordre national du mérite. « Ça y est, je suis chevalier, j’ai réussi », confiait-il, comblé, à l’issue de la cérémonie.

Depuis plus de cinquante ans, ce Pakistanais à l’élégante silhouette sillonne le quartier de Saint-Germain-des-Prés, coiffé d’une casquette de base-ball, une pile d’exemplaires du Monde sur le bras. Mais s’il est une célébrité dans ce coin des 6e et 7e arrondissements, rares sont ceux qui connaissent son « incroyable destin », relaté pour l’occasion par le chef de l’Etat.

Né dans une famille très pauvre, à quelques kilomètres d’Islamabad, en 1954, il a connu le travail forcé dès l’âge de 6 ans et la violence. A 18 ans, il s’engage dans la marine marchande et sillonne le monde à bord d’un cargo. Un éprouvant périple de deux ans qui le conduit en Afghanistan, en Iran, en Turquie, en Grèce, jusqu’à Paris finalement, qu’il aborde au début des années 1970, à l’âge de 20 ans. Dans une rue de la capitale, il croise Georges Bernier, alias « le professeur Choron », qui lui propose de vendre Hara-Kiri et Charlie Hebdo à la criée.

Il vous reste 63.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

11 commentaires

  1. Antoine Dubois le

    Interesting update on Ali Akbar, le dernier vendeur de journaux à la criée à Paris, décoré par Emmanuel Macron. Curious how the grades will trend next quarter.

Laisser une réponse