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Le comité Nobel, le gouvernement, deux des plus vieilles formations politiques du pays (le parti travailliste et le parti conservateur), la famille royale… Diffusée vendredi 30 janvier par le département de la justice, à Washington, la dernière fournée des documents de l’affaire Epstein a provoqué un séisme en Norvège, avec des répliques quotidiennes, au fur et à mesure que les révélations se succèdent dans la presse. Si seulement une dizaine de personnalités norvégiennes sont mises en cause pour leurs relations avec le prédateur sexuel, le scandale a ébranlé des institutions centrales du royaume, forçant les Norvégiens à l’introspection.

Première conséquence judiciaire : jeudi 5 février, la police a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « corruption aggravée » contre l’ancien premier ministre travailliste, Thorbjorn Jagland. Chef du gouvernement de 1996 à 1997, il avait, en 2009, été nommé président du comité Nobel, chargé de décerner le prix Nobel de la paix, et secrétaire général du Conseil de l’Europe. C’est aussi l’époque à partir de laquelle il a commencé à fréquenter Jeffrey Epstein, déjà condamné à la prison, en 2008, pour des agressions sexuelles sur mineures.

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