Listen to the article
La sanction est tombée comme un couperet. Jugé coupable de chantage, détournement de fonds publics et association de malfaiteurs, Gaël Perdriau, 53 ans, maire de Saint-Etienne (Loire), a été condamné à cinq ans d’emprisonnement dont quatre ans ferme, 50 000 euros d’amende, et à cinq ans d’inéligibilité, le tout avec exécution provisoire. « Monsieur Perdriau, vous ne pouvez plus être maire de Saint-Etienne » a bien précisé Brigitte Vernay, présidente de la 16e chambre du tribunal correctionnel de Lyon, en prononçant le jugement, lundi 1er décembre.
La partie ferme de la peine a été assortie d’un mandat de dépôt à effet différé, ce qui va forcément conduire l’élu derrière les barreaux dans les semaines à venir, le temps que le parquet le convoque, puis à sa prochaine démission par arrêté préfectoral, mettant ainsi fin à son second mandat. Un cas de figure comparable à celui de Nicolas Sarkozy, récemment condamné à une peine ferme avec exécution provisoire et mandat de dépôt différé.
La présidente du tribunal lyonnais a insisté sur « l’extrême gravité des faits », mise en regard avec « cette précieuse qualité d’élu » et son « devoir d’exemplarité », pour justifier le quantum et l’immédiateté de l’exécution de la peine, au-delà du réquisitoire prononcé à l’audience du 29 septembre, de cinq ans et trois ans de prison ferme, sans réclamer l’exécution provisoire.
Il vous reste 77.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.











9 commentaires
Cette affaire rappelle celle de Sarkozy. La justice semble décidée à frapper fort contre les élites corrompues.
Oui, un signal fort est envoyé, mais reste à voir comment les citoyens réagissent.
Une décision lourde de conséquences pour Saint-Étienne. Espérons que cette affaire servira de leçon aux responsables publics.
Les citoyens attendent plus d’intégrité de leurs élus, c’est clair.
L’inéligibilité de cinq ans va-t-elle vraiment dissuader d’autres abus? Ou est-ce une peine trop légère pour l’impact réel?
Cette condamnation est-elle vraiment proportionnée aux faits? Les punitions politiques sont souvent très dures en France.
Un maire condamné à cinq ans de prison, dont quatre avec sursis. Quelle chute pour quelqu’un qui a culturellement été un pilier de Saint-Étienne.
C’est effectivement un cas rare, mais les preuves ont dû être accablantes.
L’exemplarité attendue est remise en question.