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« Une opportunité historique de repositionner le Brésil dans le commerce mondial. » Difficile de faire plus élogieux que la réaction de la Confédération nationale de l’industrie (CNI), principal syndicat patronal du secteur au Brésil, à l’annonce de la finalisation du contenu de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Marché commun du Sud (Mercosur), le 6 décembre 2024. La déclaration avait pourtant de quoi surprendre, tant l’asymétrie entre les industries brésilienne et européenne est flagrante.
En 2024, l’industrie des Vingt-Sept produisait une valeur ajoutée de 4 300 milliards de dollars (environ 3 690 milliards d’euros), selon la Banque mondiale – un chiffre plus de 6 fois supérieur aux 644 milliards de dollars sortis des usines de l’alliance regroupant le Brésil, l’Uruguay, le Paraguay et l’Argentine. Si, dans les médias brésiliens, journalistes et experts pointent les risques de l’accord pour l’industrie brésilienne, les premiers intéressés se montrent enthousiastes. Pour l’économiste « les dangers sont désormais réduits ». En témoignent les concessions faites au secteur automobile, considéré comme un des pans les plus exposés de l’industrie brésilienne. Le secteur a ainsi obtenu la prolongation du délai de suppression progressif des tarifs douaniers de quinze à dix-huit ans.
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11 commentaires
Un pas en avant dans la diversification des marchés pour le Brésil, mais les risques de dépendance aux produits européens sont-ils sous-estimés ?
Les industries brésiliennes doivent se préparer à une concurrence accrue. Cet accord pourrait accélérer les innovations locales.
C’est un peu optimiste, mais l’effet stimulant n’est pas à exclure.
Intéressant de voir que les industriels brésiliens sont plus optimistes que les analystes. Peut-on vraiment parler d’équité dans cet accord ?
L’équité est relative, mais les concessions sectorielles pourraient atténuer les inégalités.
La valeur ajoutée de l’UE est six fois supérieure à celle du Mercosur. Comment cet accord pourrait-il être mutuellement bénéfique ?
Les secteurs automobiles devraient bénéficier des concessions. Bonne nouvelle pour les constructeurs brésiliens ?
Oui, mais la concurrence européenne reste féroce. Il faudra surveiller les détails.
Un accord historique, mais les défis pour l’industrie brésilienne restent immenses. L’écart de productivité avec l’Europe est un frein majeur.
Exactement, mais cela pourrait aussi pousser le Brésil à moderniser ses secteurs clés.
Quel impact sur les échanges de métaux et de minerais entre les deux régions ?