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Premier exportateur mondial de soja, de jus d’orange, de viande bovine, représentant respectivement 56 %, 76 % et 24 % des exportations mondiales, le Brésil s’est imposé depuis les années 2000 comme une superpuissance agricole. Ces chiffres résultent pourtant davantage de solutions techniques que de ressources abondantes.
Au début des années 1970, le Brésil est un importateur net de nourriture, où plus de 60 % des familles souffrent de déficit calorique. En 1973, le régime militaire, décidé à faire de l’agriculture un des piliers de son « miracle économique », lance l’Entreprise brésilienne de recherche agricole (Embrapa). Toujours active, cette dernière a pour mission de créer des espèces végétales adaptées aux climats tropicaux, pour permettre une production massive. En résulte une expertise mondialement reconnue dans le développement d’organismes génétiquement modifiés (OGM), allant du maïs à la viande.
« Aujourd’hui, dans le secteur de la génétique bovine tropicale, nous sommes les leaders incontestés. Nous sommes le seul pays de cette partie du monde qui produit de la nourriture à grande échelle », vante Bento Mineiro, directeur des relations internationales de l’Association brésilienne des éleveurs de zébus (ABCZ).
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9 commentaires
L’Embrapa semble être l’élément clé. Dommage qu’on n’en parle pas plus souvent.
C’est un bel exemple de comment un pays peut maîtriser sa souveraineté alimentaire.
56% du soja mondial, 76% du jus d’orange… Ces chiffres donnent le tournis. Comment les autres pays peuvent-ils rivaliser ?
La question se pose surtout pour l’Europe, très dépendante de ces importations.
Le Brésil a fait un bond impressionnant dans l’agriculture depuis les années 70. Comment concilient-ils innovation génétique et durabilité ?
J’aimerais connaître l’impact environnemental de cette production massive.
Intéressant de voir comment l’Embrapa a transformé leur potentiel agricole.
Superpuissance agricole ? Oui, mais à quel prix ? La main-d’œuvre et les conditions de travail pourraient mériter plus d’attention.
C’est un point crucial souvent négligé derrière les chiffres d’exportation.