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L’avenir semble de nouveau s’écrire en pointillé pour les salariés de la centrale à charbon de Saint-Avold (Moselle). Au printemps, son exploitant, GazelEnergie, filiale française du groupe tchèque EPH, se félicitait du soutien arraché aux pouvoirs publics pour une conversion de l’installation au gaz et au biogaz. Un projet désormais fragilisé par la nouvelle alliance que vient de sceller EPH, propriété du milliardaire Daniel Kretinsky, avec la major française TotalEnergies, lundi 17 novembre.
Jeudi 20 novembre, dans l’après-midi, le président de GazelEnergie, Frédéric Faroche, devait se rendre à la centrale Emile-Huchet pour échanger avec les salariés sur les contours de cet accord dévoilé lundi. Un « deal » prévoyant la création d’une coentreprise dans la production électrique, à laquelle le conglomérat tchèque doit fournir un portefeuille d’actifs énergétiques européens : principalement des centrales électriques à gaz mais aussi à biomasse, et des systèmes de stockage par batterie. Le plan n’inclut aucun charbon – et donc pas Emile-Huchet. A l’exception, cependant, de l’activité de stockage d’énergie par batterie développée directement sur le site, qui pourrait être « éventuellement » intégrée après consultation des représentants du personnel, précise EPH dans un communiqué.
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6 commentaires
Ces travailleurs méritent plus de transparence sur les décisions qui impactent leur avenir.
La transition vers le gaz s’annonce plus compliquée qu’anticipé pour les salariés. Leur avenir semble encore incertain.
C’est effectivement préoccupant, surtout avec ce nouveau partenariat inattendu.
On se demande si le gouvernement interviendra pour garantir une solution équitable.
La conversion au gaz était pourtant un projet prometteur, mais ce revirement d’EPH est déconcertant.
Les intérêts économiques semblent primer sur les engagements locaux.