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Fred Herzog, Charlotte Perriand, Martin Munkacsi, Vivian Maier, Seydou Keïta… Les tirages posthumes sont de plus en plus nombreux à Paris Photo, la grande foire de l’image fixe au Grand Palais, dont la 28e édition se tient du jeudi 13 au dimanche 16 novembre. Mais ils avancent masqués. Sur les stands, ils sont souvent désignés d’une périphrase : « tirage de la succession » (estate print), « tirage tardif » ou juste « tirage argentique avec tampon de la succession ». Difficile de deviner, pour les non-spécialistes, qu’il s’agit en réalité de tirages réalisés après la mort de l’auteur par les ayants droit, à partir des négatifs.

Il faut dire que le mot « posthume », dans la photographie, a longtemps eu mauvaise presse. A la fin des années 1990, plusieurs scandales avaient révélé que des œuvres vendues très cher et attribuées au surréaliste Man Ray (1890-1976) ou à la figure de la photo sociale américaine Lewis Hine (1874-1940) étaient en fait des copies réalisées après leur mort par des escrocs sans scrupule.

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10 commentaires

  1. Antoine Moreau le

    Paris Photo met en lumière des œuvres oubliées. Ces tirages posthumes permettent de redécouvrir un héritage. Mais faut-il vraiment les appeler posthumes ?

  2. Je me demande si les acheteurs n’hésitent pas à acquérir des œuvres marquées ‘posthume’. Cela n’enlève-t-il pas de la valeur ?

  3. Camille Martin le

    Intéressant de voir comment la photographie posthume gagne en légitimité. Mais comment garantir l’authenticité de ces tirages ?

  4. Marie V. Martin le

    Le sujet est délicat. L’article évoque les abus du passé, mais les tirages posthumes actuels sont-ils vraiment équivalents ?

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