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Il est là, à l’angle d’un couloir. Il nous fixe sous une perruque aux boucles brunes fournies qui lui tombe sur les épaules. Un air solennel, avec quelque chose qui pétille dans les yeux. Vauban (1633-1707), l’architecte royal de la forteresse de Neuf-Brisach (Haut-Rhin), s’est fait tirer le portrait par C215.

Comme pour tous les autres VIP que l’artiste peint sur les murs du monde, le portrait dégage des ondes vivantes et poétiques. Ce visage est l’une des nombreuses pièces du Musée d’art urbain et de street art (Mausa) Vauban, installé dans une partie des remparts de cette cité alsacienne, à quelques kilomètres de la frontière allemande. La forteresse qui enserre la commune dans une étoile à seize branches a été classée Patrimoine mondial de l’Unesco en 2008.

Lorsque en 2018 Stanislas Belhomme visite les 1 500 mètres carrés de couloirs et de casemates humides inaccessibles depuis les années 1950, le coup de foudre est immédiat. Il signe un accord avec le maire de ce village de moins de 2 000 habitants, détruit à 80 % par les bombardements américains de 1945, et cofonde avec sa compagne d’alors, Clémentine Lemaître, ce « musée vivant d’art urbain et de street art ».

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13 commentaires

  1. Pierre Durand le

    Interesting update on A Neuf-Brisach, Stanislas Belhomme réveille les fortifications historiques de Vauban. Curious how the grades will trend next quarter.

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