Listen to the article
En pleines vacances scolaires, une trentaine d’enseignants et personnels de l’éducation nationale sont, jeudi 23 octobre, allongés par terre sur les chaudes dalles de béton de la place de la République, à Mamoudzou, afin de signifier la « mort de l’enseignement ». Silencieux, exprimant leurs slogans à l’aide de morceaux de carton, tous protestent contre le non-versement de leurs salaires depuis un à trois mois, selon les cas. La faute à des problèmes informatiques, leur a affirmé le rectorat de Mayotte.
« Sans revenus, les enseignants n’arrivent plus à vivre », tranche, un peu plus tard, Erwan Coic, membre du collectif du collège de Mtsamboro – où il est professeur de mathématiques –, collectif qui s’est formé pour dénoncer cette « situation scandaleuse, inadmissible et honteuse ». « Sans profs, complète-t-il, pas d’enseignement à Mayotte où l’école est déjà très fragilisée en raison de la pénurie de personnels, de salles de classe surchargées et des destructions lors du cyclone Chido », en décembre 2024.
Ces non-paiements ou ces versements partiels, avec des acomptes pour le mois de septembre, touchent principalement des contractuels, mais aussi des enseignants titulaires, des encadrants, administratifs, ou encore des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Le rectorat estime que plus de 250 professeurs et agents sont concernés. Les syndicats SUD-Education et la FSU considèrent qu’ils sont plus de 1 000.
Il vous reste 71.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.











21 commentaires
La situation semble critique à Mayotte. Ces enseignants méritent mieux et une solution rapide.
Totalement d’accord, l’éducation ne peut pas attendre.
Comment des problèmes informatiques peuvent-ils justifier des retards de salaire aussi longs ?
Cela montre un manque flagrant d’organisation et de respect pour le personnel éducatif.
Une situation inadmissible qui rappelle l’importance de la transparence et de l’efficacité administrative.
Il est grand temps que Mayotte obtienne les moyens nécessaires pour fonctionner correctement.
Des protestations silencieuses mais percutantes. Ces enseignants montrent leur détermination.
Leur action est légitime et nécessaire pour faire bouger les choses.
Si l’école est déjà fragilisée, ces salaires impayés risquent d’aggraver la situation.
C’est un cercle vicieux qui ne doit pas se reproduire.
C’est inacceptable que des enseignants travaillent sans être payés. Comment maintenir la qualité de l’éducation dans ces conditions ?
Effectivement, cela met en péril tout le système éducatif de Mayotte.
Les problèmes informatiques ne justifient pas un tel retard de paiement, surtout pour des professionnels essentiels.
Le cyclone Chido a déjà causé des destruction, maintenant c’est les salaires qui sont en jeu.
Les enseignants de Mayotte subissent une double peine.
Comment ces enseignants vont-ils pouvoir subvenir à leurs besoins en attendant leurs salaires ?
C’est une question qui mérite une réponse rapide de la part des autorités.
Un collectif s’est formé pour dénoncer la situation. Les enseignants ont besoin de soutien face à cette injustice.
C’est encourageant de voir cette solidarité, mais l’administration doit agir en urgence.
La pénurie de personnel et la surcharge des salles de classe sont déjà des défis majeurs.
Ajouter à cela des salaires non versés, c’est un scandale absolu.