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Un entraîneur limogé, un directeur du football qui part puis reste, un président au champ d’action réduit, un propriétaire évanescent, un nouveau coach dont le bail commence par une défaite : l’Olympique de Marseille (OM) ne sait plus où il va et, en attendant, fait du surplace. Pour son premier match sur le banc, vendredi 20 février au soir, Habib Beye a constaté que le seul « choc psychologique » ne suffirait pas à ranimer cette équipe, aisément dominée par Brest (0-2).
Neuf jours plus tôt, son prédécesseur, Roberto De Zerbi, avait été démis de ses fonctions après la déroute face au PSG (0-5). Le directeur du football, Medhi Benatia, a ensuite annoncé son départ, avant d’être prié par le propriétaire, Frank McCourt, de rester jusqu’en juin, avec des prérogatives élargies. Celles du président Pablo Longoria sont désormais circonscrites à des fonctions de représentation.
Cette réorganisation improvisée met un terme au « projet de relance sur trois ans », annoncé à l’automne 2024 par M. Longoria pour faire du club « l’anti-PSG ». Aujourd’hui quatrième de Ligue 1, à cinq points du podium, éliminé sans gloire de la Ligue des champions, l’OM peine à être l’OM. Et ce, depuis des années.
Agitation permanente
A la tête du club, l’attelage en voie de dislocation a longtemps tenu en entretenant sa proximité avec le « peuple » marseillais, un viatique pour obtenir l’adhésion de celui-ci après le mandat très politique du président Vincent Labrune (2011-2016) et celui, très technocratique, de son successeur, Jacques-Henri Eyraud (2016-2021).
Pablo Longoria et Medhi Benatia se sont assuré un large soutien, cimenté par une posture victimaire, qui est allée jusqu’à de graves dérapages contre les arbitres, et par des relations calculées avec les influenceurs sur les réseaux sociaux. Pour autant, les supporteurs ont mis fin à la concorde.
Bien que conformes au profil du poste, les entraîneurs volcaniques n’ont pas fait long feu depuis 2021, de Jorge Sampaoli à Roberto De Zerbi, en passant par Igor Tudor et Gennaro Gattuso. L’extrême volatilité des coaches (sept en cinq ans, hors intérimaires) et l’incessante rotation de l’effectif ont compromis tout projet sportif durable.
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22 commentaires
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