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Cynthia Fleury est une philosophe de premier plan. Mais elle n’est pas autrice de théâtre. Or, c’est un travail d’écrire pour la scène et les comédiens, et il ne suffit pas de créer des dialogues pour fabriquer une pièce. En adaptant La Fin du courage (Fayard, 2010), l’essayiste tente une transposition de ses pages vers le plateau et cherche une incarnation qui ne fonctionne pas. Et ce même si l’aventure est emmenée par des actrices de renom pour lesquelles porter cette parole devant le public relevait (on l’espère) d’une sorte d’impératif.

Depuis le 17 janvier et jusqu’au 8 mars, au Théâtre de l’Atelier, à Paris, des duos de comédiennes se glissent, à tour de rôle, dans la peau des deux personnages imaginés par Cynthia Fleury : une philosophe, nommée Nicole-Jeanne Bastide, répond aux questions d’une journaliste de télé appelée Noëlle Blanc. Leur ping-pong verbal est supposé insuffler de la vie à ce qui est pure théorie et ainsi déplier, en une heure vingt d’échanges, le chemin qui mène du découragement au ressaisissement intime, collectif et politique.

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