Listen to the article

0:00
0:00

Tout d’un coup, une grande partie des 400 invités réunis dans la Grand’chambre de la Cour de cassation, à l’occasion de son audience solennelle de début d’année, vendredi 9 janvier, s’est mise à regarder le plafond. Non pas que la prestigieuse assemblée, aux cheveux pour la plupart grisonnants, s’était autorisée à bayer aux corneilles, mais le premier président, Christophe Soulard, l’avait involontairement encouragée à regarder le tableau de Paul Baudry (1828-1886) qui orne le plafond tout en dorures de la salle du Palais de justice. Une évocation d’un passage du livre d’Isaïe de la Bible, où il est écrit, précise le plus haut magistrat de France, « que dans la justice divine, le loup habitera avec l’agneau, la vache et l’ours auront un même pâturage, et leurs petits un même gîte ».

« Cette allégorie conserve toute sa puissance d’évocation dans le cadre d’un Etat de droit séculier et laïc. (…) On pourrait me reprocher d’énoncer un truisme (…), a-t-il poursuivi. Mais sommes-nous encore en présence d’une vérité partagée lorsque les attaques violentes, voire les menaces personnelles contre les juges, se multiplient à l’intérieur du pays mais également au plan international, mettant en cause non seulement le bien-fondé de telle ou telle décision, mais aussi la légitimité de ceux qui l’ont rendue ? »

Il vous reste 84.13% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

20 commentaires

  1. Camille Durand le

    Cette audience solennelle est un rappel important de l’indépendance de la justice, surtout dans un contexte où elle est souvent remise en question.

  2. Chloé Richard le

    Intéressant de noter la référence à Isaïe dans un contexte laïc. Cela montre l’universalité des valeurs de justice.

  3. Camille Thomas le

    La justice divine évoquée dans la Bible est une belle métaphore pour souligner l’équité dans notre système judiciaire.

  4. Les paroles du premier président rappellent que la justice doit rester un bastion de stabilité dans une société divisée.

Laisser une réponse