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Tout d’un coup, une grande partie des 400 invités réunis dans la Grand’chambre de la Cour de cassation, à l’occasion de son audience solennelle de début d’année, vendredi 9 janvier, s’est mise à regarder le plafond. Non pas que la prestigieuse assemblée, aux cheveux pour la plupart grisonnants, s’était autorisée à bayer aux corneilles, mais le premier président, Christophe Soulard, l’avait involontairement encouragée à regarder le tableau de Paul Baudry (1828-1886) qui orne le plafond tout en dorures de la salle du Palais de justice. Une évocation d’un passage du livre d’Isaïe de la Bible, où il est écrit, précise le plus haut magistrat de France, « que dans la justice divine, le loup habitera avec l’agneau, la vache et l’ours auront un même pâturage, et leurs petits un même gîte ».
« Cette allégorie conserve toute sa puissance d’évocation dans le cadre d’un Etat de droit séculier et laïc. (…) On pourrait me reprocher d’énoncer un truisme (…), a-t-il poursuivi. Mais sommes-nous encore en présence d’une vérité partagée lorsque les attaques violentes, voire les menaces personnelles contre les juges, se multiplient à l’intérieur du pays mais également au plan international, mettant en cause non seulement le bien-fondé de telle ou telle décision, mais aussi la légitimité de ceux qui l’ont rendue ? »
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20 commentaires
Les menaces contre les juges devraient être une priorité pour les autorités. Comment assurer leur protection ?
Cette audience solennelle est un rappel important de l’indépendance de la justice, surtout dans un contexte où elle est souvent remise en question.
Oui, surtout avec les récents événements qui fragilisent l’État de droit.
Espérons que ces messages sont entendus par ceux qui doutent de son importance.
Ces attaques contre les juges sont-elles le symptôme d’une crise plus profonde de légitimité ?
C’est une question pertinente, surtout dans un contexte politique tendu.
Intéressant de noter la référence à Isaïe dans un contexte laïc. Cela montre l’universalité des valeurs de justice.
Une façon poétique de rappeler l’idéal de coexistence pacifique.
Les attaques contre les juges ne sont pas nouvelles, mais leur multiplication est préoccupante.
C’est regrettable qu’on en arrive là, surtout dans une démocratie.
Ces attaques reflètent un problème plus large de respect des institutions.
La référence à Isaïe montre que les valeurs de justice transcendent les époques et les cultures.
C’est une leçon d’humanité applicable dans tous les domaines de la société.
La solennité de cette audience contraste avec l’agressivité des attaques contre la justice.
C’est un sadiron rappeler que la justice reste un pilier de notre société.
Les menaces contre les juges sont inacceptables et doivent être condamnées sans réserve.
Tout à fait d’accord. La justice ne peut fonctionner dans un climat de peur.
La justice divine évoquée dans la Bible est une belle métaphore pour souligner l’équité dans notre système judiciaire.
Une belle manière de rappeler que la justice doit être impartiale.
Les paroles du premier président rappellent que la justice doit rester un bastion de stabilité dans une société divisée.