Listen to the article
LETTRE DE HONGKONG
Les spectaculaires échafaudages en bambou, qui enveloppent aussi bien les temples taoïstes que les plus hauts gratte-ciel de Hongkong font partie du décor et même du patrimoine culturel dans l’ancienne colonie britannique devenue « région administrative spéciale » de la Chine en 1997. Leur effet carte postale en a fait l’une des particularités les plus reconnaissables du territoire d’autant que la Chine continentale en a depuis longtemps limité l’usage.
Le montage et le démontage de ces immenses damiers verticaux jaune paille par des « compagnons » spécialement qualifiés et appelés « maîtres échafaudeurs », dont on voit les petites silhouettes s’agiter parfois si haut entre le ciel et le vide, est un spectacle en soi. Bravant les typhons et s’adaptant à des immeubles toujours plus haut, ces structures éphémères magistrales relient aussi Hongkong à son passé ancestral, plus rustre et plus acrobatique.
Depuis que ces échafaudages traditionnels ont été accusés, à tort, d’avoir joué un rôle prépondérant dans l’incendie qui a ravagé un complexe de tours d’habitations subventionnées, le 26 novembre 2025, dans la ville nouvelle de Tai Po (161 morts et plusieurs dizaines de blessés), leur place dans le cœur des Hongkongais semble avoir soudainement été réaffirmée.
Il vous reste 77.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.







10 commentaires
Ces échafaudages en bambou sont vraiment uniques, ils font partie intégrante de l’identité de Hong Kong. Dommage qu’ils soient parfois injustement critiqués.
Tu as raison, c’est un savoir-faire ancestral qui mériterait d’être mieux valorisé.
La combinaison entre tradition et modernité est ce qui rend Hong Kong fascinante. Ces échafaudages en sont un exemple parfait.
Un bel hommage à cette pratique traditionnelle, mais inquiétant de voir qu’elle est remise en question après une catastrophe. La sécurité doit-elle primer sur le patrimoine ?
La question est complexe, trouver un équilibre entre préservation et sécurité sera crucial.
Incroyable de voir ces structures en bambou tenir face aux typhons. Un vrai défi technique et esthétique.
Désolé, mais après un incendie aussi meurtrier, il est normal de se poser des questions sur la sécurité de ces constructions. L’émotion doit guider les décisions.
L’émotion a parfois tendance à brouiller les analyses. Une enquête approfondie serait plus sage.
Un article très intéressant, je ne savais pas que ces échafaudages étaient aussi iconiques à Hong Kong. Ça donne envie de visiter !
Ces échafaudages sont une preuve de la résilience de la ville. Ils méritent d’être préservés avec les précautions nécessaires.