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Après le succès de l’exposition « La BD à tous les étages », qui a attiré plus de 307 000 visiteurs en 2024 au Centre Pompidou, à Paris, c’est au tour du Musée de Grenoble de célébrer le 9e art dans un large panorama baptisé « Epopées graphiques », qui rassemble 400 planches originales de 200 artistes européens, américains et japonais.
Marquer à la culotte l’ambitieuse exposition de Beaubourg avec une autre présentation d’envergure pourrait avoir un goût de réchauffé, d’autant que le partenaire principal de l’opération n’est autre que Michel-Edouard Leclerc, PDG du groupe de grande distribution. Epris de bande dessinée depuis son enfance bretonne, explique-t-il, ce dernier a mis à disposition sa collection par le biais de sa société MEL Compagnie des arts et du Fonds Hélène & Edouard Leclerc pour la culture.
« MEL » comme il est aussi surnommé, avait déjà prêté en abondance des pièces à l’institution parisienne ; à Grenoble, le collectionneur est cette fois partie prenante et a eu une quasi-carte blanche quant au choix des œuvres. En effet, l’exposition a pour commissaires Sébastien Gokalp, directeur du Musée de Grenoble, mais aussi Lucas Hureau, collaborateur de Michel-Edouard Leclerc à la tête de MEL Compagnie des arts et de MEL Publisher, société d’édition d’art, le conseiller qui l’accompagne dans la gestion de sa collection de BD.
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10 commentaires
Sébastien Gokalp et Lucas Hureau ont dû avoir un sacré travail de sélection avec autant d’œuvres. On dirait que le collectionneur a beaucoup d’influence.
Oui, surtout avec une quasi-carte blanche, ça doit être un sacré défi.
La BD européenne, américaine et japonaise, quel mélange culturel ! J’ai hâte de voir les interactions entre ces styles différents.
Michel-Edouard Leclerc semble vraiment passionné, mais est-ce que cela suffit pour garantir la qualité de l’exposition ?
La qualité des œuvres semble déjà là, le reste dépendra de la mise en scène.
Intéressant de voir un tel panorama de la BD à Grenoble, surtout avec une telle diversité d’artistes. J’espère que cette exposition saura attirer un large public.
Le choix des œuvres doit être fascinant avec la participation de MEL.
Oui, surtout après le succès du Centre Pompidou, ça semble prometteur.
Une exposition d’envergure avec 400 planches originales, c’est impressionnant. Dommage que le partenariat avec Michel-Edouard Leclerc donne un côté commercial.
C’est vrai, mais sans lui, peut-être qu’on n’aurait pas eu cette exposition.