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Un aigle au bec acéré. A côté, une flamme, d’un jaune aussi flamboyant que la chevelure de Donald Trump, surplombant la torche de la Liberté éclairant le monde : les emblèmes placardés sur l’église évangélique de Davos (Suisse) abritant une éphémère « USA House » avaient préparé le terrain. Le locataire de la Maison Blanche est venu, mercredi 21 janvier, au Forum économique mondial, marteler le triomphe de l’impérialisme américain. Autant, en janvier 2025, le temple des affaires avait succombé à la trumpmania, autant désormais la fascination semble révolue.

Lors de la précédente édition, les élites économiques mondiales semblaient admiratives d’un président américain flambant neuf, promettant de déréguler à tout-va. Les Américains bombaient le torse. Allemands, Italiens ou Français baissaient la tête, quasi jaloux d’un leadership fort jugé nécessaire pour réformer la zone euro. Et le reste du monde se frottait les mains, espérant profiter d’une ère de prospérité.

Bernard Arnault, de retour des Etats-Unis, où il avait assisté en bonne place à l’investiture de M. Trump, avait salué le « vent d’optimisme » qui régnait aux Etats-Unis, lors de la présentation des résultats de LVMH, à Paris, le 28 janvier 2025, regrettant : « Quand on revient ici, c’est un peu la douche froide. » A voir si les 200 % de taxes sur les vins et champagnes, évoqués lundi par M. Trump pour punir le président de la République française, Emmanuel Macron, qui a refusé de participer au « conseil de la paix » du dirigeant américain, ont fait changer d’avis l’industriel.

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