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« Il faut s’ouvrir au monde extérieur, et ne pas se replier sur nous-même. Il faut devenir catalan international », confiait Joan Miro au Monde, le 7 novembre 1981. Catalan, il le fut, et international aussi. Avec un fort tropisme nord-américain.

C’est ce que raconte une passionnante exposition organisée à la Fondation Joan Miro, à Barcelone (Espagne), conjointement avec la Phillips Collection, à Washington, où elle sera présentée à partir du 21 mars.

Intitulée Miro et les Etats-Unis, elle montre une cinquantaine d’artistes qui, outre-Atlantique, regardèrent le travail de Joan Miro, voire eurent l’occasion de discuter avec lui de leur propre œuvre. Certains sont fort connus, d’autres beaucoup moins, mais tous lui doivent quelque chose, à en croire Barnett Newman (1905-1970), qui, au sortir d’une exposition de la série des Constellations vue à New York en 1945, écrivit : « Miro marque le début d’un nouveau mouvement artistique… Il est le créateur d’un nouvel idiome, le pionnier dans un nouveau domaine qui changera le visage de l’art pour de nombreuses années à venir. […] A New York, il est déjà apparu un mouvement spontané d’artistes divers qui progressent, à partir du concept de Miro, vers un nouveau champ d’abstraction subjective. »

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