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Des dizaines de soignants palestiniens libérés par Israël dans le cadre du cessez-le-feu, plus d’une centaine toujours emprisonnés, selon Associated Press
Dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, Israël a libéré des dizaines de médecins, d’infirmières, d’ambulanciers et d’autres membres du personnel médical arrêtés lors de raids dans des hôpitaux. Mais plus d’une centaine d’entre eux sont toujours détenus dans des prisons israéliennes, dont le docteur Hussam Abu Safiya, le directeur de l’hôpital Kamal-Adwan situé dans le nord du territoire, rapporte l’agence Associated Press (AP).
Selon l’association palestinienne Health Workers Watch, qui recense les détentions du personnel soignant à Gaza, citée par AP, 55 travailleurs médicaux, dont 31 médecins et infirmières, figuraient sur les listes des détenus de Gaza libérés lundi, mais il n’a pas été possible de confirmer immédiatement que tous avaient été libérés. Le groupe a déclaré qu’au moins 115 travailleurs médicaux restaient en détention, ainsi que les dépouilles de quatre autres, morts dans les prisons israéliennes.
Malgré les appels généralisés en faveur de sa libération, le docteur et directeur d’hôpital Hussam Abu Safiya, 52 ans ne figurait pas parmi les centaines de détenus et de prisonniers palestiniens libérés lundi en échange de 20 otages détenus par le Hamas. Il est incarcéré sans inculpation par Israël depuis près de dix mois dans la prison d’Ofer. Les autorités israéliennes n’ont pas répondu aux demandes d’informations d’AP sur une éventuelle libération du médecin.
Ce pédiatre a dirigé l’hôpital Kamal-Adwan pendant les 85 jours qu’a duré le siège de l’établissement, en 2024, lors de l’offensive israélienne dans les districts environnants de Jabaliya, Beit Lahya et Beit Hanoun. Lorsque les soldats israéliens ont fait irruption dans l’hôpital le 27 décembre, des images ont montré le docteur Abu Safiya, vêtu de sa blouse blanche, sortant du bâtiment et traversant les rues en ruines pour se diriger vers un véhicule blindé israélien afin de discuter de l’évacuation des patients. Il a alors été fait prisonnier, en même temps que des dizaines d’autres personnes, dont des patients et des membres du personnel.
Selon l’armée israélienne, il fait l’objet d’une enquête pour suspicion de coopération ou de collaboration avec le Hamas. Des allégations réfutées par le personnel de l’hôpital et les ONG qui ont travaillé avec lui.
L’organisation israélienne de défense des droits humains Physicians for Human Rights – Israel, qui lui a rendu visite en septembre, a déclaré qu’il n’avait pas été présenté à un juge ni interrogé et qu’il ne disposait d’aucune information sur les raisons de sa détention.








13 commentaires
Quelle tragédie que des soignants meurent en détention. Ces professionnels risquent leurs vies pour sauver des vies.
C’est inacceptable. Leur sécurité doit être une priorité absolue.
Les travailleurs médicaux libérés aujourd’hui auront fort à faire pour reconstruire le système de santé à Gaza.
Leurs efforts seront déterminants pour la santé publique dans la région.
Enfin une lueur d’espoir pour les médecins palestiniens. Leur travail est indispensable, surtout en temps de crise.
Oui, leur libération est essentielle pour maintenir les soins dans la bande de Gaza.
La libération des soignants est un soulagement, mais les 115 autres doivent aussi retrouver leur liberté.
Absolument. Aucune excuse ne justifie leur détention prolongée.
Je reste sceptique sur la transparence des listes de libérés. Pourquoi les noms ne sont-ils pas confirmés rapidement ?
C’est vraiment préoccupant. Les familles méritent des informations précises et rapides.
C’est une décision humanitaire importante, mais je me demande pourquoi autant de travailleurs médicaux restent emprisonnés. Leur rôle est crucial dans une zone en crise.
C’est un pas dans la bonne direction, mais les familles des détenus méritent des réponses claires.
Les tensions politiques compliquent probablement leur libération. Espérons que d’autres accords suivront.