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Une « vague grise » déferle sur l’Europe centrale, avertit la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Dans un rapport publié mardi 25 novembre, l’institution basée à Londres se penche sur le processus de vieillissement accéléré que connaît la région, et notamment l’effondrement de la natalité.
« Ces pays deviennent vieux avant de devenir riches, note Beata Javorcik, l’économiste en chef de la BERD. L’âge médian dans ces pays postcommunistes est actuellement de 37 ans, alors que le PIB [produit intérieur brut] par habitant moyen est de 10 000 dollars [8 700 euros]. En comparaison, quand l’âge médian dans les pays avancés était aussi de 37 ans, le PIB par habitant était de 40 000 dollars. »
Dans toute la région, le nombre d’enfants par femme en âge de procréer a fortement chuté : il était, en 2023, de 1,5 en Hongrie, en Roumanie, en Croatie, en Slovaquie et en République tchèque, de 1,2 à 1,3 pour la Pologne et les Pays-Bas. Et les pays qui ont des données plus récentes indiquent une chute qui s’accélère, par exemple à 1,03 en Pologne en 2025. En comparaison, la France est à 1,62.
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7 commentaires
Ce vieillissement accéléré pose de sérieux défis démographiques, surtout pour des économies encore en développement.
Exactement, cela pourrait affecter la croissance à long terme.
Les politiques familiales devraient être repensées en urgence.
Les pays d’Europe centrale ont un revenu par habitant bien inférieur à celui des pays occidentaux au même âge médian. Une situation inquiétante.
Cela reflète des différences structurelles dans les économies.
La natalité si basse risque de creuser les déficits publics et les problèmes de retraites.
Ajoutez à ça une main-d’œuvre qui se réduit…