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Adieu Yermak. L’annonce, vendredi 28 novembre, dans la bouche même de Volodymyr Zelensky, de la démission de son conseiller le plus proche et le plus influent, a provoqué une onde de choc en Ukraine, alors que le pays est soumis à une vive pression de la part du président américain, Donald Trump, pour signer un accord de paix. Le matin même, à l’aube, le domicile du tout-puissant chef de l’administration présidentielle avait été perquisitionné par des enquêteurs dans le cadre d’un vaste scandale de corruption. Quelques heures plus tard, le sort du bras droit du président ukrainien était scellé, provoquant à la fois soulagement et inquiétude.
Andriy Yermak, 54 ans, était très impopulaire mais, en Ukraine, chacun sait que le départ de cette pièce maîtresse du dispositif présidentiel, que Volodymyr Zelensky avait choisi, il y a un peu plus d’une semaine, pour diriger la délégation participant aux pourparlers de paix avec les Etats-Unis et la Russie, tombe au pire moment pour le chef de l’Etat.
Andriy Yermak n’était pas n’importe qui pour le président Zelensky. Dans le système politique ukrainien, le chef de l’administration présidentielle dispose d’un rôle sans équivalent dans les démocraties occidentales : à la fois conseiller politique, chef de cabinet, gestionnaire des affaires de l’Etat… A la faveur de la guerre et de la loi martiale, Andriy Yermak a très vite imposé sa marque dans cette fonction, nommant ses fidèles au sein de la présidence et au gouvernement, privilégiant la loyauté totale bien davantage que l’expérience, déplorait l’opposition politique.
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11 commentaires
Un séisme politique en pleine guerre. L’Ukraine a besoin de stabilité, pas de turbulences internes.
Yermak était une figure clé, et son départ soulève beaucoup de questions sur la suite des négociations.
Vraiment, qui va maintenant représenter l’Ukraine dans ces pourparlers cruciaux ?
La pression américaine a-t-elle joué un rôle dans cette décision ? Les spéculations vont bon train.
Avec Trump dans le jeu, tout est possible. L’Ukraine est dans une position très délicate.
Ce départ montre que la corruption n’épargne personne, même les plus proches du pouvoir.
Une démission qui tombe comme un coup de massue pour Zelensky. La situation politique en Ukraine devient de plus en plus instable.
La corruption est un problème récurrent en Ukraine, mais ce départ affaiblit sérieusement le gouvernement.
Impopulaire ou non, Yermak était un pilier du système Zelensky. Son départ pourrait déclencher des remaniements majeurs.
Cette perquisition surprise laisse penser que le scandale est bien plus grave que ce qu’on imaginait.
Le timing est suspect, juste avant les négociations de paix. Qui en profitera ?