Listen to the article
Au menu depuis 2021, ses brochettes de calamar croustillant accompagnées de Pepsi n’ont pas suffi à conquérir les foules. Après vingt années de présence et « pour soutenir sa croissance », le géant Burger King va céder 83 % de ses opérations en Chine à un partenaire local, le fonds CPE, basé à Pékin, à travers une coentreprise et en échange d’un investissement de 304 millions d’euros, a-t-il annoncé le 10 novembre. La transaction sera finalisée au premier trimestre 2026. La future coentreprise, qui conservera la marque Burger King, espère passer de 1 250 à 4 000 restaurants, en mettant l’accent sur les villes secondaires, où le marché n’est pas encore saturé.
Le 4 novembre, un autre géant, la chaîne de cafés Starbucks, annonçait la cession de 60 % de ses activités chinoises à Boyu Capital, un fonds basé à Hongkong, contre un chèque de 3,47 milliards d’euros. Présent en Chine depuis vingt-six ans, en particulier dans les grandes métropoles, Starbucks ne contrôle plus que 14 % du marché local, contre 34 % en 2020.
Ces dernières années, l’enseigne de Seattle aux classiques Caramel Macchiato et Matcha Latte s’est fait largement dépasser par le rival chinois Luckin Coffee, bien moins cher, aux recettes pléthoriques, omniprésent grâce à son application reliée à 27 000 points de vente – à raison de 32 ouvertures par jour. Et dont le principal actionnaire, le chinois Century Capital, tente d’ailleurs de racheter l’enseigne britannique Costa Coffee au géant Coca-Cola.
Il vous reste 68.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.











10 commentaires
Ces transactions ressemblent à des retraits stratégiques plutôt qu’à des échecs.
Cette tendance montre que les multinationales doivent s’adapter pour rester compétitives en Chine.
Ces mouvements montrent la complexité de faire des affaires en Chine pour les étrangers.
Les coûts d’expansion doivent être importants, mais l’investissement semble justifié.
Les partenariats locaux semblent être une stratégie clé pour les entreprises étrangères.
Intéressant de voir comment les acteurs locaux prennent de plus en plus de parts de marché.
On peut se demander si cette tendance va s’étendre à d’autres secteurs en Chine.
Les enseignes occidentales doivent innover pour ne pas être concurrencées par les marques locales.
La Chine offre un marché immense, mais il faut vraiment bien connaître les attentes des consommateurs locaux.
Les villes secondaires semblent être une cible privilégiée pour la croissance future.