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A Brest (Finistère), au second tour de l’élection municipale de 2020, le maire sortant, François Cuillandre (Parti socialiste), a récolté un peu moins de la moitié des voix (49,69 %), mais plus de trois quarts des sièges du conseil municipal (42 sur 55). Une erreur ? Absolument pas : ce résultat est le fruit du mode de scrutin qui a cours pour les élections municipales dans les 35 000 communes de France, et qui sera employé les dimanches 15 et 22 mars.

Une fois que les électeurs ont voté, comment les sièges d’un conseil municipal sont-ils répartis ? Le code électoral explique tout… ou presque, avec des expressions compliquées comme « représentation proportionnelle » et « plus forte moyenne ». Les Décodeurs vous aident à y voir plus clair.

Première étape : la prime majoritaire

La première étape de la répartition des sièges est simple : la moitié va d’office à la liste arrivée en tête, quelle que soit son avance sur les listes concurrentes. C’est ce qu’on appelle la « prime majoritaire ». Lorsque le conseil municipal compte un nombre impair de sièges, le diviser par deux ne donne pas un nombre entier. Comme il est impossible de partager un siège, le résultat doit alors être arrondi au nombre entier supérieur.