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Ils sont deux, en l’espace de deux jours, à avoir rejoint la liste déjà longue des anciens présidents du Pérou condamnés à de la prison. L’ancien président de gauche, Pedro Castillo, 56 ans, espoir des classes populaires lorsqu’il avait été élu en 2021 à la surprise générale, a été reconnu coupable de « conspiration en vue d’une rébellion », jeudi 27 novembre, après sa tentative avortée de dissoudre le Parlement en 2022 en dehors de tout cadre constitutionnel.

Le tribunal a prononcé une peine de onze années de prison contre lui, ainsi que pour la principale coaccusée, l’ex-première ministre Betssy Chavez, actuellement réfugiée dans l’ambassade du Mexique, ce qui a provoqué une nouvelle crise diplomatique entre les deux pays.

Le 7 décembre 2022, M. Castillo avait annoncé la dissolution du Congrès dans un discours à la nation, entraînant, selon la thèse du parquet, une rupture de l’ordre démocratique. Le tribunal a rappelé la manœuvre du président pour mettre au pas le pouvoir judiciaire et instaurer un Etat d’exception. Mais sa tentative avait tourné court. L’ancien chef de l’Etat avait été arrêté quelques heures plus tard et incarcéré dans la prison de Barbadillo à Lima, surnommée « la prison des présidents », d’où il comparaissait jeudi.

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6 commentaires

  1. Inquiétant de voir l’instabilité politique au Pérou continuer de s’aggraver. Que cela signifie-t-il pour les investisseurs dans les mines et les métaux du pays ?

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