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Alors que ces dernières années, Boeing a accumulé avec constance les accidents et les défauts de qualité de production, c’est au tour d’Airbus de rencontrer des déboires. Vendredi 28 novembre au soir, le numéro un mondial de l’aéronautique a notifié aux compagnies clientes possédant 6 000 exemplaires de son moyen-courrier A320 qu’elles devaient « arrêter immédiatement les vols » après la survenue, fin octobre, d’un « événement »aux Etats-Unis sur un appareil de la compagnie JetBlue.
Cet incident technique est lié à la défaillance d’un logiciel intégré à un calculateur ELAC, fabriqué par le français Thales. L’analyse du problème qui a affecté l’appareil de JetBlue a « révélé que des radiations solaires intenses pourraient corrompre des données essentielles au fonctionnement des commandes de vol », a indiqué Airbus.
Toutefois, si Thales est le fabricant du calculateur, c’est une autre société qui produit le logiciel. Airbus n’a pas précisé de quelle entreprise il s’agit. « Notre priorité, c’est la sûreté des vols et le retour en service » des avions, indique-t-on chez Thales. Le groupe français fait aussi savoir que son calculateur ELAC « compte plus de 50 millions d’heures de vol sur plus de 10 000 A320 », sans avoir rencontré de problème jusqu’à maintenant.
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12 commentaires
La sûreté des vols passe avant tout. J’espère que cette immobilisation sera courte.
Moi aussi, les passagers et les compagnies doivent être rassurés au plus vite.
Curieux qu’Airbus n’ait pas mentionné le nom du fabricant du logiciel. Est-ce une omission intentionnelle?
Peut-être pour éviter de mêler d’autres entreprises dans cette affaire.
Thrilling que ce type de problème soit lié à un élément aussi rare. Çà devrait être facile à corriger, non ?
Les problèmes sont récurrents dans ce secteur. Entre Boeing et maintenant Airbus, où va l’industrie aéronautique?
C’est une question légitime, mais il faut voir comment Airbus gère la crise.
Un calculateur ELAC défaillant à cause des radiations solaires, cela semble improbable. Qui aurait cru que le soleil puisse menacer l’aéronautique ?
Les technologies deviennent de plus en plus sensibles, c’est un défi constant.
Une fois de plus, un souci technique majeur dans l’aéronautique. Espérons que les investigations aboutiront rapidement à une solution.
Pourtant, on croyait Thales plus fiable que cela, c’est surprenant.
Oui, mais Airbus semble prendre la situation très au sérieux, ce qui est rassurant.